La réforme du chômage entre en application dès le début de l’année 2026. Plusieurs vagues d’exclusions sont prévues dans les mois à venir, impactant directement des dizaines de milliers de bénéficiaires.
À partir de janvier 2026, le droit aux allocations de chômage sera limité à deux ans maximum. Ce changement marque une rupture avec le système précédent, et vise à renforcer l’exigence de retour à l’emploi. Pour relancer un nouveau cycle de droits, un travail de trois mois consécutifs sera désormais requis.
Selon les projections, près de 185 000 personnes seront concernées par une exclusion en 2026. La première vague dès le mois de janvier affectera 18 700 personnes affichant plus de vingt ans d’inactivité, rapporte Le Soir.
Des exclusions échelonnées sur l’année
Les vagues suivantes auront lieu en mars et en avril. En mars, les exclusions viseront les personnes inactives depuis huit à vingt ans. En avril, ce seront celles dont la période d’inactivité est comprise entre deux et huit ans.
À partir de juillet, la logique d’exclusion sera automatisée à la date anniversaire du droit. Toute personne ayant perçu une allocation de chômage pendant deux ans ou une allocation d’insertion pendant un an sera exclue à cette échéance.
Des conditions de calcul de l’allocation chômage modifiées
Un autre volet important de la réforme concerne le calcul de la durée du droit. Dès le 1er mars 2026, pour ouvrir le droit à une allocation de chômage, il faudra avoir travaillé l’équivalent d’une année au cours des trois dernières années.
Ce travail effectif donnera droit à une année d’indemnisation. La période pourra être prolongée d’un trimestre supplémentaire pour chaque année de travail supplémentaire. Pour obtenir deux années de droits, il faudra donc avoir cumulé cinq années de travail.
Introduction d’un droit au rebond
Toujours en mars, un nouveau mécanisme sera mis en place : le droit au rebond. Il permettra à un travailleur disposant d’au moins dix années de carrière de démissionner volontairement tout en conservant pendant six mois son droit aux allocations de chômage.
Cette mesure vise à accompagner des reconversions professionnelles ou des transitions choisies, tout en offrant un filet temporaire.
Une réforme aux effets immédiats
La combinaison de ces mesures vise à renforcer l’incitation au travail tout en réformant en profondeur l’accès aux droits sociaux. Elle soulève toutefois des questions sur la capacité du marché de l’emploi à intégrer des profils éloignés de l’activité, notamment parmi les intérimaires ou les personnes en situation de précarité longue.
L’année 2026 marquera donc un tournant majeur pour la politique de l’emploi en Belgique, avec des conséquences sociales immédiates et visibles dès les premières semaines de janvier.








