Nouvelle année, nouvelles hausses pesant sur le pouvoir d’achat. À partir du 1er janvier 2026, le quotidien coûtera plus cher aux ménages belges. Alimentation, énergie, transports : aucun poste n’est épargné.
En janvier, environ un million de salariés en Belgique reçoivent une indexation automatique de 2,21 %, équivalente à environ 32 euros nets supplémentaires pour un revenu moyen. Cette revalorisation des salaires vise à compenser l’inflation de l’année précédente. Mais selon les estimations relayées par Het Laatste Nieuws, le coût mensuel du quotidien augmente d’au moins 68 euros pour un ménage moyen.
La revalorisation salariale est donc largement absorbée, voire dépassée, par la hausse généralisée des prix, dans un contexte de persistance de l’inflation.
Énergie, télécoms et assurances en tête des hausses
Les factures énergétiques évoluent à la hausse : bien que le prix net de l’électricité baisse légèrement, les accises augmentent, et les tarifs du gaz enregistrent une hausse de 10 %. En moyenne, une famille paiera 121 euros de plus par an, soit environ 10 euros par mois. Les télécommunications sont également concernées. Proximus et Scarlet augmentent de 2 à 4 euros par mois leurs anciens plans Flex, tandis qu’Orange applique une hausse de 1 à 3 euros.
L’abonnement mensuel complet (internet, TV, téléphone) atteint désormais 107 euros minimum. Les assurances habitation enregistrent une hausse de 7 à 9 euros par an, et les assurances auto pour un véhicule familial s’alourdissent de 60 à 90 euros par an.
Alimentation, TVA, transports : des hausses pesant sur le pouvoir d’achat
Les dépenses alimentaires augmentent elles aussi. Pour une famille avec deux enfants, les courses coûteront environ 38 euros de plus par mois, selon une estimation de Test-Achats. La TVA sur les repas à emporter passe de 6 à 12 %, ce qui représente 7 euros de plus par mois pour un couple consommant à l’extérieur chaque semaine. Les abonnements SNCB seront également revus à la hausse à partir de février, entre 2,14 % et 2,60 % selon la formule choisie.
Côté services, KBC, Belfius et d’autres établissements bancaires annoncent aussi des révisions tarifaires. Entre salaires ajustés et hausses multiples, le pouvoir d’achat réel diminue dès janvier pour de nombreux Belges. Une pression budgétaire discrète mais bien installée, qui affecte l’ensemble des postes de dépense.








