Les Belges bientôt autorisés à retirer de l’argent liquide directement en magasin

Un accord européen prévoit d’autoriser les retraits d’argent liquide dans les commerces, sans obligation d’achat, pour faciliter l’accès aux espèces.

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Dépôt d'argent liquide en Belgique : ces erreurs qui peuvent vous coûter cher. Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Un accord provisoire entre le Conseil et le Parlement européens prévoit la possibilité, pour les citoyens, de retirer de l’argent liquide dans les commerces de détail, même sans effectuer d’achat. Cette mesure s’inscrit dans une volonté de renforcer l’accès aux espèces tout en luttant contre les fraudes et en assurant une plus grande transparence des transactions.

L’Union européenne entend garantir un accès élargi au cash, dans un contexte où de nombreux distributeurs automatiques ferment, en particulier dans les zones rurales. Le texte, encore provisoire, permettrait aux consommateurs de retirer jusqu’à 150 euros chez les commerçants, même s’ils n’achètent aucun produit.

Ce mécanisme, déjà en place dans certains pays comme l’Allemagne ou l’Irlande, serait ainsi généralisé à l’ensemble des États membres.

Objectif : maintenir l’accès à l’argent liquide

Alors que les paiements électroniques progressent rapidement, la Commission européenne a rappelé à plusieurs reprises que l’accès au cash restait un droit fondamental, notamment pour les populations âgées, précaires ou peu numérisées. Ce projet vise donc à éviter que certaines zones ne deviennent de véritables « déserts bancaires », privés d’automates ou de services physiques.

Des règles pour encadrer la pratique

Pour éviter les abus et garantir la clarté des conditions, les commerçants participant au dispositif devront afficher clairement les éventuels frais appliqués. Ces frais devront rester raisonnables et transparents. L’objectif est également de prévenir les fraudes, en assurant un meilleur encadrement des transactions en espèces, y compris hors achat.

Ce projet s’inscrit dans une révision plus large de la législation européenne sur les services de paiement. Il complète d’autres mesures visant à moderniser les systèmes bancaires tout en préservant certains usages encore largement répandus dans plusieurs États membres, expliquent nos confrères du Soir.

Une mise en œuvre encore à préciser

L’accord reste pour l’instant provisoire. Il devra encore être validé formellement par les deux institutions européennes avant de faire l’objet d’une transposition dans les législations nationales. La mise en œuvre concrète dépendra aussi de la collaboration des commerçants et des modalités techniques à mettre en place.

Si elle est confirmée, cette mesure pourrait offrir une alternative pratique aux distributeurs automatiques, tout en redonnant un rôle de proximité aux commerces dans la gestion de l’argent liquide.

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