Au début de l’année 2026, plus de 500.000 travailleurs du secteur privé en Belgique verront leur salaire augmenter de 2,19 % grâce à une réévaluation basée sur l’évolution du coût de la vie. Cependant, cette hausse pourrait être modérée par les nouvelles mesures gouvernementales concernant l’indexation salariale.
Depuis plusieurs années, l’indexation des salaires en Belgique est un sujet de débat et de préoccupations. L’indexation vise à ajuster les rémunérations à l’inflation, garantissant ainsi que le pouvoir d’achat des travailleurs ne soit pas érodé. Dans ce cadre, les employés relevant de la commission paritaire 200 (CP 200) bénéficient d’une révision salariale annuelle. Ces ajustements sont particulièrement importants, car la CP 200 inclut une grande partie des travailleurs belges, ce qui en fait un véritable baromètre économique.
Augmentation des salaires : une prévision à 2,19 %
Pour 2026, l’indexation prévue pour ces travailleurs est de 2,19 %. Toutefois, cette augmentation pourrait être influencée par la décision du gouvernement fédéral d’imposer un « plafonnement de l’indexation« . En effet, selon l’accord budgétaire, l’indexation des salaires dépassant 4.000 euros pourrait être limitée à une augmentation de 2 %, avec un maximum de 80 euros par mois. Cette mesure fait partie des efforts du gouvernement pour contrôler les dépenses publiques en période d’incertitude économique.
Une autre inquiétude concerne l’impact de cette nouvelle mesure sur l’égalité salariale. En plafonnant l’indexation pour les salaires les plus élevés, le gouvernement cherche à contenir l’augmentation des coûts salariaux, mais cela pourrait creuser les inégalités entre les différents niveaux de revenus. Les travailleurs aux revenus modérés, quant à eux, bénéficieront d’une augmentation plus substantielle, ce qui pourrait améliorer leur pouvoir d’achat.
Secteurs concernés par l’indexation
Les secteurs les plus touchés par cette révision salariale sont l’alimentation, le transport et l’hôtellerie, avec des ajustements respectifs de 2,19 %, 2,18 % et 2,189 %. Cette évolution pourrait avoir des conséquences variées sur les conditions de travail et la dynamique salariale dans chaque secteur, expliquent nos confrères du Soir.








