Le gouvernement dirigé par Bart De Wever a pris la décision d’augmenter les accises sur l’essence et le diesel dans le cadre de ses mesures budgétaires, dans le but de générer des recettes supplémentaires pour le pays. Ces hausses devraient permettre de récolter 50 millions d’euros par an à partir de 2027.
Les nouvelles mesures budgétaires, décidées lundi, prévoient une augmentation des accises sur l’essence et le diesel de 0,5 centime par litre. Selon la fédération Energia, cette hausse correspond à une augmentation de 25 centimes sur un plein de 50 litres. Le porte-parole d’ Energia a indiqué que cet impact serait relativement faible. Il a précisé que la recette supplémentaire provenant de cette augmentation serait « dérisoire » par rapport aux recettes annuelles provenant des accises sur les carburants, qui s’élèvent à environ six milliards d’euros.
Le prix actuel du litre d’essence en Belgique est de 1,64 euro, dont 0,60 euro sont attribués aux accises et 0,28 euro à la TVA. L’augmentation prévue à partir de 2027, soit 0,5 centime, n’aurait pas d’effet important sur le coût total du carburant pour les consommateurs, a estimé la fédération. Le porte-parole d’ Energia a également précisé que cette mesure visait principalement à atteindre des objectifs budgétaires et n’entraînerait probablement pas de changements notables dans les comportements d’achat des consommateurs.
Le diesel et l’essence vont augmenter encore plus
Cependant, cette première hausse n’est qu’une étape dans une série d’augmentations qui devraient avoir lieu à partir de 2027 ou de 2028. La directive européenne ETS2, qui impose un prix CO2 pour le transport, devrait entraîner une hausse supplémentaire des prix des carburants. Le Bureau du Plan estime que l’impact de cette directive entraînera une augmentation de 17 centimes pour l’essence et de 19 centimes pour le diesel, soit respectivement une hausse de 10 % et 11 % par litre.
Si ces hausses sont effectivement répercutées sur le prix final payé par les consommateurs, elles auront un impact plus significatif sur le budget des ménages, contrairement à l’augmentation initiale de 0,5 centime par litre.








