Le gouvernement fédéral belge a trouvé un accord budgétaire dans la nuit de ce 24 novembre. Après des semaines de discussions, la coalition dite « Arizona » a finalisé un plan visant à combler un déficit estimé à 10 milliards d’euros d’ici 2030. L’équilibre retenu repose sur une répartition de l’effort à 60 % via des réductions de dépenses et à 40 % via de nouvelles recettes.
Sur le volet fiscal, le Premier ministre Bart De Wever a proposé un compromis qui a débloqué les discussions. Il n’est plus question d’une hausse généralisée de la TVA, comme cela avait été envisagé un temps, mais de modifications ciblées. La TVA augmente sur certains produits comme le gaz naturel, les billets du secteur culturel, les pesticides ou les boissons non alcoolisées.
Elle passe ainsi de 6 à 12 % pour le gaz, tandis qu’elle est réduite pour d’autres biens et services, comme les nuitées d’hôtel, les services de restauration à emporter, les activités sportives ou les abonnements, détaille Le Soir. Une baisse des accises sur l’électricité est également prévue pour compenser partiellement ces hausses.
Indexation des salaires qui ne dépassent pas un certain seuil
La question de l’indexation des salaires a également été tranchée. Les salaires jusqu’à 4.000 euros bruts continueront à être automatiquement indexés. Au-delà de ce seuil, l’indexation est suspendue jusqu’à la fin de la législature. Les salaires des ministres et parlementaires ne seront pas indexés non plus. Cette mesure vise à limiter l’effet de l’indexation sur les finances publiques, tout en maintenant le pouvoir d’achat des revenus moyens.
Le gouvernement annonce par ailleurs des mesures visant à renforcer la contribution des hauts revenus et du secteur financier. La taxe sur les comptes-titres est doublée, la taxe bancaire est relevée pour rapporter environ 150 millions d’euros, et les sociétés de management feront l’objet d’un encadrement fiscal plus strict, permettant de récupérer environ 300 millions d’euros.
L’accord de l’Arizona prévoit une réforme des soins de santé
L’accord prévoit aussi une réforme des soins de santé avec un effort budgétaire de 300 millions d’euros, sans remettre en cause la norme de croissance du secteur. Enfin, un objectif est fixé : remettre 100.000 malades de longue durée au travail, via un accompagnement renforcé et des incitations à la réintégration professionnelle.
Ce compromis budgétaire intervient à un mois de la date limite imposée par l’Union européenne, dans un contexte de tension sur les finances publiques et de fortes attentes sur la justice fiscale.








