Les mois de septembre et octobre 2025 ont connu un pic d’absentéisme en Belgique, avec des taux de travailleurs malades atteignant des niveaux jamais vus depuis 2020. Cette hausse, selon les experts, résulte de plusieurs facteurs combinés, notamment la reprise après les vacances d’été et l’augmentation des infections virales saisonnières.
D’après les chiffres du prestataire RH Acerta, environ 14,13 % des travailleurs étaient malades en septembre et 16,4 % en octobre, des taux bien au-dessus de la moyenne des années précédentes. Ces chiffres sont le reflet d’une tendance récurrente à la fin de l’été, où les maladies respiratoires comme les rhumes, la grippe et les virus de l’hiver commencent à circuler. Toutefois, cette année, ces infections ont démarré plus tôt et se sont propagées plus rapidement que d’habitude.
Les mois de septembre et octobre marquent également une période de reprise après les vacances d’été. Selon Kristel Minten, experte en bien-être chez Acerta, la transition vers des rythmes de travail plus intenses peut exercer une pression mentale et physique supplémentaire sur les travailleurs, rapporte RTL Info. Cette pression combinée à des facteurs externes comme le climat et les infections a rendu de nombreuses personnes plus vulnérables aux maladies, contribuant ainsi à la hausse des absences.
Des absences plus courtes, mais plus fréquentes
Si le nombre de travailleurs malades a atteint un niveau record, le nombre d’heures perdues a en revanche été plus faible que lors des mêmes mois en 2023 et 2024. Cela signifie que les travailleurs étaient généralement absents pour des périodes plus courtes. Néanmoins, cette tendance a conduit à une légère augmentation du nombre de déclarations d’absences de courte durée. En 2025, 42,7 % des travailleurs ont signalé des absences de courte durée, contre 40 % l’année précédente. Cependant, ces absences n’ont pas entraîné une hausse significative du total des heures de maladie, suggérant que les absences étaient plus sporadiques.
Les chiffres montrent également que l’absentéisme est plus élevé dans les grandes entreprises, avec un impact particulier sur le secteur social. Ce secteur enregistre le plus grand nombre d’absences pour maladie, ce qui reflète des défis persistants liés à la charge de travail, au stress et à la santé mentale dans les environnements de travail souvent sous pression. Ces absences peuvent également affecter la productivité et la gestion des équipes, surtout dans des secteurs déjà confrontés à des pénuries de main-d’œuvre.
Une hausse de l’absentéisme qui soulève de nombreuses interrogations
Cette augmentation de l’absentéisme soulève des questions sur l’état de santé général des travailleurs en Belgique. Si certains facteurs sont saisonniers, d’autres, comme la pression professionnelle et les maladies liées au stress, sont de plus en plus fréquents. La situation met en lumière la nécessité pour les entreprises d’investir dans la prévention des maladies et dans la gestion du stress pour protéger la santé mentale et physique de leurs employés.
Alors que les chiffres montrent une légère diminution des heures de maladie, cette situation pourrait s’aggraver si des mesures adéquates ne sont pas prises pour réduire la pression sur les travailleurs et améliorer leurs conditions de travail.








