Avec un bilan tragique des accidents de la route en 2024, la Wallonie réfléchit sérieusement à abaisser la vitesse maximale sur ses routes hors agglomérations. La mesure, déjà appliquée en Flandre, pourrait être la clé pour réduire le nombre de victimes. Mais quels impacts cette réduction de vitesse aura-t-elle réellement sur la sécurité routière ?
En 2024, la Wallonie a déploré 206 morts, 789 blessés graves et plus de 10 000 accidents de la route, rapporte Le Soir. Ce bilan dramatique a poussé la Haute Autorité wallonne de Sécurité Routière à prendre la décision de réduire la vitesse sur certaines routes. La région pourrait s’aligner sur la Flandre, où la vitesse sur les axes régionaux a déjà été abaissée de 90 à 70 km/h depuis 2017. En Wallonie, les routes hors agglomérations représentent un tiers des accidents mortels, ce qui rend cette mesure d’autant plus pertinente.
Un modèle éprouvé en Flandre
La Flandre, cinq ans après l’introduction de la réduction de la vitesse, a observé des résultats positifs : une baisse de 5,5 % des accidents avec blessés, de 6,5 % pour les accidents graves ou mortels, et une réduction de 22,7 % du nombre total de victimes graves. Ces chiffres témoignent de l’efficacité de cette mesure pour diminuer les conséquences des accidents, et la Wallonie se base sur ce modèle pour envisager une solution similaire.
Cependant, contrairement à la Flandre qui a opté pour une réduction généralisée de la vitesse, la Wallonie envisage une approche plus progressive. L’idée serait d’étendre progressivement la limitation à 70 km/h sur un nombre croissant d’axes régionaux, plutôt que de l’imposer d’un seul coup sur toute la région. Cette approche vise à éviter une réaction négative trop forte des conducteurs et à évaluer l’impact réel de cette mesure sur la sécurité routière au fil du temps.
Les enjeux de la réduction de vitesse en Wallonie
Cette initiative soulève plusieurs questions : la réduction de la vitesse est-elle suffisante pour réellement sauver des vies ? Les conducteurs wallons accepteront-ils cette nouvelle limitation de vitesse ? Et si cette mesure a des effets positifs, faut-il aller plus loin en investissant dans d’autres initiatives de sécurité, comme l’amélioration des infrastructures ou la sensibilisation à la sécurité routière ?








