Le scandale des airbags Takata, responsable de nombreuses tragédies, prend de l’ampleur. Après Stellantis, trois autres géants de l’automobile — Toyota, Volkswagen et BMW — sont désormais sous enquête pour leur gestion des airbags défectueux. Ces derniers, qui ont causé des explosions mortelles, ont mis en lumière de graves défaillances dans la sécurité automobile.
Takata, fournisseur de certains airbags défectueux, a fait face à plusieurs rappels massifs en raison de défauts de fabrication. Les airbags concernés peuvent se déployer de manière incontrôlable, projetant des fragments métalliques et blessant gravement les occupants du véhicule. Ce défaut a déjà coûté la vie à 28 personnes aux États-Unis, et de nombreux blessés ont été recensés.
En réponse à cette situation, plusieurs constructeurs automobiles, dont Toyota, Volkswagen, BMW et Stellantis, ont été impliqués dans la gestion de ces airbags défectueux. En France, la justice a ouvert une enquête pour déterminer si ces entreprises ont suffisamment réagi pour remplacer les airbags défectueux et garantir la sécurité des conducteurs et passagers.
Les actions judiciaires et les plaintes des victimes
L’enquête a été lancée après une plainte de l’association UFC-Que Choisir et de plusieurs propriétaires de véhicules du groupe Stellantis. Le parquet de Paris, en charge de l’affaire, a déjà élargi l’enquête à trois nouveaux grands noms de l’automobile : Toyota, Volkswagen et BMW. Des informations judiciaires ont été ouvertes pour examiner des accusations de pratiques commerciales trompeuses, mise en danger de la vie d’autrui et d’omission de remplacement des airbags défectueux.
Me Christophe Lèguevaques, avocat représentant des automobilistes victimes de ces défauts, a rassemblé près de 3 000 plaignants pour une action collective contre Stellantis, rapporte Le Soir. L’avocat prévoit d’étendre cette action aux trois autres constructeurs. Le but est de forcer les entreprises à indemniser les victimes et à garantir que de tels défauts ne se reproduisent plus.
Responsabilité et indemnisation des victimes
En plus des actions judiciaires, les victimes pourraient bénéficier d’indemnisations conséquentes. Aux États-Unis, plusieurs constructeurs, dont Toyota et Honda, ont versé 1,5 milliard de dollars d’indemnisation aux victimes du défaut des airbags Takata. En Europe, bien que les procédures soient encore en cours, la pression monte pour que les géants de l’automobile assument leurs responsabilités et indemnisent les victimes.








