Les « new collar workers » sont devenus des profils très recherchés dans le monde du travail actuel. Ces travailleurs allient compétences techniques avancées et soft skills, répondant ainsi à des besoins croissants dans des secteurs technologiques en constante évolution.
Apparue en 2017, l’expression « new collar worker » désigne des professionnels ayant des compétences spécialisées, notamment en cybersécurité, développement informatique ou intelligence artificielle, mais qui n’ont pas nécessairement suivi un parcours académique classique. Ces travailleurs acquièrent leurs compétences par des formations alternatives, souvent autodidactes, comme celles proposées par des plateformes comme BeCode, LinkedIn ou Microsoft, explique Le Vif. Ces formations, qui se concentrent sur des technologies de pointe, répondent à l’évolution rapide du marché du travail, particulièrement dans le domaine de la tech.
Des travailleurs aux multiples qualités
Outre leur expertise technique, les « new collar workers » possèdent des qualités humaines essentielles, telles que la résolution de problèmes complexes, la capacité à collaborer efficacement et une grande adaptabilité. Ces soft skills sont primordiales dans un environnement de travail où la collaboration entre différentes équipes et la gestion de projets multidimensionnels sont monnaie courante. Leur capacité à comprendre et à s’adapter rapidement à de nouvelles technologies les rend particulièrement précieux dans des secteurs comme la finance, la santé et les communications.
Cependant, malgré l’augmentation des offres de formations alternatives, la demande de « new collar workers » reste supérieure à l’offre. Les entreprises se retrouvent souvent confrontées à une pénurie de ces profils, ce qui pousse les recruteurs à diversifier leurs méthodes de recrutement. De plus en plus de sociétés se tournent vers des canaux non traditionnels, comme les réseaux sociaux professionnels, pour identifier ces talents. Dans certains cas, des entreprises préfèrent aussi externaliser leur recherche pour trouver les candidats adéquats, y compris à l’international.
Un marché du travail qui réévalue ses critères
Cette demande croissante a également changé la manière dont les recruteurs évaluent les candidats. Les compétences pratiques et l’expérience sur le terrain priment désormais sur les diplômes universitaires traditionnels. Cependant, dans des entreprises de grande envergure ou pour des postes à responsabilité, le diplôme reste encore un critère de sélection. Il est néanmoins de plus en plus possible de voir des recruteurs accorder plus d’importance à la capacité du candidat à apprendre rapidement et à démontrer des résultats concrets sur le terrain.








