epuis le 15 octobre 2025, la SNCB a introduit de nouveaux tarifs censés être « favorables à 80 % des voyageurs ». Mais cette réforme profite-t-elle réellement à la majorité des usagers ?
Le principal changement concerne le système d’abonnement Train+, qui offre des réductions de 40 % durant les heures creuses et un prix plafonné à 14 € pour tous les trajets, quel que soit le moment de la journée. Pour les voyageurs fréquents, cet abonnement s’avère très avantageux. Un tel usager peut bénéficier de réductions sur ses trajets aller-retour, rendant le système plus rentable pour des voyages loisirs, comme l’indique RTL Info dans son analyse.
Cependant, ce n’est pas le cas pour tous les voyageurs. Prenons l’exemple cité par nos confrères d’RTL d’un salarié qui prend le train une fois par semaine entre Liège et Bruxelles. Avant la réforme, il payait 20,4 € pour un aller-retour avec un forfait de 10 trajets. Aujourd’hui, sans abonnement Train+, il devra dépenser 36,8 €, soit une hausse importante. Même avec l’abonnement Train+, il paiera 28 €, ce qui reste plus cher que l’ancien forfait.
Des tarifs SNCB moins avantageux pour les voyages en heure pleine
Le nouveau tarif est conçu pour encourager les usagers à voyager pendant les heures creuses, mais pour ceux qui doivent voyager en heure pleine, comme pour des trajets professionnels, cela peut rapidement devenir plus coûteux. Duncan Smith, vice-président de l’ASBL Navetteurs.be, explique que le tarif des voyages en heure pleine est désormais plus élevé qu’auparavant, sans formule avantageuse pour ceux qui n’ont pas besoin de prendre le train tous les jours.
Les plus grandes réductions pour les jeunes, seniors et bénéficiaires d’aides
Les plus grandes réductions de la SNCB s’adressent aux jeunes, seniors et personnes bénéficiant d’aides majorées. Ces groupes peuvent bénéficier d’un tarif nettement plus bas, ce qui rend la réforme favorable pour eux. Bien que les nouveaux tarifs de la SNCB offrent des avantages aux usagers fréquents et aux jeunes, ils risquent d’entraîner une augmentation des coûts pour ceux qui voyagent moins souvent, notamment pendant les heures de pointe. Il semble donc que la réforme ne profite pas de manière égale à tous les voyageurs, malgré les affirmations de la SNCB.








