Le Hainaut, une province belge, a récemment validé l’introduction de deux nouvelles taxes. Ces mesures visent à financer les besoins croissants des zones de secours, tout en s’attaquant à des secteurs spécifiques comme les entreprises Seveso et l’industrie touristique.
Le conseil provincial du Hainaut a mis en place une taxe ciblant les entreprises classées comme « Seveso ». Ces entreprises sont considérées comme présentant des risques importants en matière de sécurité civile, notamment en raison des substances dangereuses qu’elles manipulent. Dans un souci d’équilibre budgétaire et de financement des zones de secours, la province a décidé de solliciter ces entreprises pour contribuer à la sécurité civile. La taxe sera de 50 000 euros pour les entreprises Seveso dites « seuil haut », et de 25 000 euros pour celles du « seuil bas », indique Le Soir. L’objectif est d’impliquer ces entreprises dans le financement de la sécurité, en lien direct avec les risques qu’elles génèrent.
Taxe sur les hébergements touristiques : un impact limité
En parallèle, la province a également choisi de mettre en place une taxe sur les hébergements touristiques. Cette nouvelle taxe de 1,54 euro par personne et par nuitée touchera principalement les visiteurs extérieurs à la province. En effet, ces taxes ne visent pas les citoyens du Hainaut, mais les touristes qui séjournent dans la région. Le montant récolté servira à financer les projets liés à la sécurité et au financement des zones de secours. Cette taxe pourrait, à terme, contribuer à améliorer les infrastructures touristiques tout en soutenant des initiatives locales.
Une décision pour soutenir les zones de secours
La mise en place de ces taxes fait partie d’un plan plus large visant à répondre aux besoins croissants des zones de secours. Ces dernières doivent intégrer une somme supplémentaire de 42 millions d’euros d’ici 2030. Le financement de ces zones est devenu une priorité pour les autorités locales, car elles jouent un rôle essentiel dans la sécurité des habitants. Ces nouvelles sources de financement devraient permettre d’assurer une meilleure gestion des ressources pour maintenir un service de secours efficace et adapté aux enjeux locaux.
Le président du collège provincial, Eric Massin, a insisté sur le fait que ces nouvelles taxes n’affecteraient pas les résidents du Hainaut. Au contraire, elles ciblent des secteurs spécifiques, dont l’activité présente des risques potentiels pour la sécurité civile ou des répercussions sur l’industrie touristique. En introduisant ces taxes, le Hainaut cherche à atteindre un équilibre financier, tout en impliquant des secteurs clés dans la gestion de la sécurité locale.
Cette initiative pourrait bien marquer un tournant dans la gestion des finances locales et dans le financement de la sécurité civile en Belgique, avec un modèle qui pourrait inspirer d’autres régions confrontées à des défis similaires.








