Le système de primes « Rénolution », mis en place pour encourager les rénovations de logements en région bruxelloise, traverse une période de grande incertitude. Alors que 2 500 dossiers sont en suspens, les demandeurs se retrouvent dans l’attente d’un paiement qui pourrait prendre du temps en raison de problèmes budgétaires et de la gestion politique de la situation.
Depuis sa création en 2022, le système de primes « Rénolution » a permis à de nombreux particuliers de bénéficier de subventions pour la rénovation de leurs bâtiments. Ce programme, bien qu’initialement bien accueilli, se trouve aujourd’hui dans une impasse, les paiements des primes étant bloqués. Les autorités bruxelloises, face à un budget contraint, sont dans l’incapacité de garantir un financement pour les paiements des dossiers en attente. Cette situation est aggravée par le fait qu’il n’y a pas de gouvernement bruxellois de plein exercice pour décider d’une rallonge budgétaire et gérer la distribution des primes.
Quelles solutions pour débloquer le paiement des primes « Rénolution » ?
Les experts en gestion des dossiers de primes suggèrent quelques solutions pour débloquer les paiements, comme séparer les demandes de primes selon qu’elles relèvent de Bruxelles-environnement ou d’Urban. Cette démarche pourrait permettre de faciliter le paiement des primes, notamment celles gérées par Bruxelles-environnement, en attendant que les fonds nécessaires soient trouvés pour les autres. Cependant, cette stratégie ne garantit pas un déblocage immédiat, car elle dépend des décisions budgétaires à venir, et les propriétaires devront peut-être patienter encore longtemps, souligne la RTBF.
Un autre problème majeur réside dans le fait que les travaux réalisés en 2025 ne sont pas éligibles aux primes Rénolution, car le programme a été mis sur pause depuis le 31 décembre 2024. En l’absence de gouvernement pour prolonger le système ou proposer un autre modèle d’aide, de nombreux particuliers risquent de se retrouver sans soutien financier pour leurs projets de rénovation. Les 2 500 dossiers en attente de paiement se trouvent donc dans une situation incertaine, et les demandeurs doivent naviguer dans cette complexité administrative sans garantie de résultats à court terme.








