Avec une dette colossale s’élevant à 14 milliards d’euros, la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) traverse actuellement une zone de turbulences qui la met à mal. Pour redresser la barre, de profondes réformes sont nécessaires, des mesures importantes qui risquent d’impacter plusieurs secteurs clés.
La FWB, déjà confrontée à un déficit chronique, voit sa dette dépasser ses recettes annuelles, mettant en péril son fonctionnement à long terme. Un rapport d’experts mandaté par le gouvernement met en lumière une situation « absolue » d’urgence budgétaire et prévient que si des mesures plus sévères ne sont pas prises, l’avenir financier de la région sera gravement compromis. Les experts recommandent des économies de 300 millions d’euros d’ici 2029, une somme jugée insuffisante par rapport à l’ampleur de la dette.
L’enseignement, premier secteur ciblé
L’enseignement représente une part importante du budget de la FWB, et des économies sont nécessaires. Parmi les propositions : la fusion des petites écoles, la fin de certaines revalorisations salariales et une augmentation de la charge horaire des enseignants, rapporte RTL Info. Les experts estiment que le nombre d’heures de cours par semaine et d’élèves par enseignant est inférieur à celui observé dans d’autres pays, ce qui justifie des ajustements. Le rapport suggère également d’éviter la création d’un nouveau barème salarial pour les enseignants, tout en plaidant pour une formation plus ciblée.
Au-delà de l’enseignement, d’autres domaines sont concernés par ces propositions d’économies. Dans l’enseignement supérieur, la lutte contre l’échec scolaire et la rationalisation des offres de cours sont mises en avant. Pour la culture, il est recommandé de mieux cibler les subsides et de favoriser la mutualisation des institutions. La RTBF, qui bénéficie de fonds publics, pourrait également voir ses dépenses réduites tout en maintenant une qualité d’information élevée.
Une révision de l’administration de la FWB
Enfin, le rapport préconise des économies au sein de l’administration de la FWB, notamment en diminuant le nombre de cadres supérieurs, en accélérant l’informatisation des services et en optimisant la gestion des bâtiments publics. Ces propositions de réformes s’inscrivent dans une démarche de réalignement budgétaire, visant à restaurer la stabilité financière de la FWB. Toutefois, elles risquent de soulever de vives réactions, notamment de la part des syndicats.








