Une nouvelle mesure fiscale vient d’être proposée dans une commune bruxelloise, qui prévoit une augmentation substantielle du précompte immobilier. Si elle est adoptée, cette décision pourrait avoir un impact important sur les propriétaires locaux. La hausse envisagée suscite déjà de vives inquiétudes parmi les résidents, qui craignent des conséquences sur leur pouvoir d’achat.
La municipalité concernée est Saint-Josse, cette dernière prévoit d’augmenter les centimes additionnels appliqués au précompte immobilier, qui passeront de 2 980 à 4 090. Cette augmentation ferait de cette commune l’une des plus taxées de la région bruxelloise, juste après Schaerbeek. L’objectif de cette mesure est de financer des projets d’infrastructures nécessaires au développement de la ville, comme l’amélioration des transports publics et des services locaux. Cependant, cette hausse ne fait pas l’unanimité.
Des mesures d’atténuation : une prime communale
Afin d’atténuer l’impact de cette augmentation, le bourgmestre a annoncé qu’une prime communale de 150 euros serait attribuée aux propriétaires occupant leur logement. Cette prime viendrait s’ajouter aux 160 euros déjà alloués par la Région dans le cadre de la prime Be Home, rappellent nos confrères du Soir. Bien que cette aide soit perçue comme un geste de solidarité, de nombreux habitants considèrent qu’elle ne suffira pas à compenser la hausse substantielle du précompte immobilier. Les propriétaires redoutent que cette augmentation alourdisse leur budget annuel et leur pouvoir d’achat, dans un contexte économique déjà difficile.
L’opposition critique cette hausse du précompte immobilier
L’opposition a dénoncé cette hausse comme une mesure « inacceptable », soulignant les risques économiques qu’elle pourrait engendrer pour les habitants. En particulier, elle rappelle que la commune affiche un déficit d’environ 14 millions d’euros, ce qui soulève des inquiétudes quant à la gestion des finances locales. De plus, l’opposition craint que cette hausse du précompte immobilier ne se répercute sur les loyers, pénalisant ainsi les locataires, qui pourraient voir leurs charges augmenter. Cette situation pourrait créer un cercle vicieux d’aggravation des inégalités sociales, surtout dans un contexte où les prix de l’immobilier et des loyers sont déjà élevés dans la région bruxelloise.
Les conséquences sociales d’une telle hausse
Cette situation soulève des questions sur l’équité du système fiscal à Bruxelles. Tandis que des investissements sont nécessaires pour améliorer les services publics, les résidents s’interrogent sur la capacité de la commune à trouver un équilibre entre la hausse des recettes fiscales et le bien-être de ses habitants. L’augmentation du précompte immobilier pourrait-elle rendre l’accès à la propriété encore plus difficile pour les familles modestes et, par extension, aggraver la précarité locative ?








