Le déficit public belge pourrait atteindre 35 milliards d’euros en 2026, selon les dernières prévisions du Bureau fédéral du Plan. Cette situation est un signal d’alarme pour les finances du pays. Sans mesures nouvelles, les objectifs budgétaires risquent de ne pas être atteints.
Le Bureau fédéral du Plan (BFP) a récemment publié ses prévisions économiques pour 2026, qui révèlent un déficit en légère hausse par rapport à l’année précédente. En l’absence de nouvelles initiatives budgétaires, le déficit des administrations publiques (État fédéral, Sécurité sociale, Régions, Communautés et pouvoirs locaux) atteindrait 35,62 milliards d’euros, soit 5,44 % du PIB. Ce chiffre est légèrement supérieur à l’estimation de 34,74 milliards d’euros pour 2025, souligne Le Soir.
Les prévisions de croissance ont également été ajustées à la baisse. Le BFP prévoit désormais une croissance économique de 1,2 % pour 2025, contre 1,3 % initialement estimé, et de 1,1 % pour 2026. En parallèle, les créations nettes d’emplois ont été révisées à la baisse, avec seulement 26 000 créations pour 2025, au lieu des 30 400 prévues en juin. Cependant, cette baisse serait en partie compensée en 2026 avec 38 000 emplois créés, contre 36 400 estimés précédemment.
L’inflation et son impact sur le déficit
L’inflation devrait également être plus élevée que prévu, avec une hausse des prix de 2,4 % en 2025 (contre 2,1 % prévus auparavant), et une légère baisse à 1,4 % en 2026. Ces ajustements rendent d’autant plus difficile l’objectif de maintenir un déficit maîtrisé sans prendre des mesures supplémentaires.
Le comité de monitoring, chargé de vérifier la situation budgétaire, devrait confirmer ces projections dans les jours à venir, bien qu’un chiffre encore plus pessimiste soit attendu. Selon les premières estimations, le déficit pourrait atteindre jusqu’à 37,2 milliards d’euros en 2026 si aucune mesure n’est prise.
Divergences politiques sur la gestion budgétaire
Face à cette situation, le ministre des Finances, Jan Jambon (N-VA), a affirmé qu’un budget sans nouvelles recettes serait irréaliste. Toutefois, Georges-Louis Bouchez (MR) a rejeté l’idée de nouvelles hausses d’impôts, exigeant à la place 20 milliards d’économies supplémentaires. Cette divergence montre les défis politiques et économiques majeurs auxquels la Belgique devra faire face pour rétablir ses finances publiques.








