Le 4 septembre 2025, la campagne de souscription des bons d’État a permis de lever un montant record de 441,05 millions d’euros, un chiffre qui confirme l’intérêt soutenu des investisseurs pour ce type de produit. Cette somme a été répartie entre les souscriptions directes via le service des Grands-Livres et celles réalisées par les établissements placeurs.
Ces bons d’État, offrant des rendements nets respectifs de 1,33 % pour ceux à un an et de 2,24 % pour ceux à dix ans, ont attiré des souscriptions aussi bien d’investisseurs institutionnels que de particuliers. Le montant collecté est significatif par rapport à d’autres campagnes récentes, notamment celle de juin 2025, qui avait levé 132 millions d’euros, bien loin des 22 milliards d’euros de la campagne de septembre 2023.
Une répartition des souscriptions entre deux canaux distincts
La campagne de septembre 2025 a montré une répartition intéressante des souscriptions entre deux canaux principaux : le service des Grands-Livres et les établissements placeurs. Ainsi, 167,4 millions d’euros ont été souscrits directement via le service des Grands-Livres, avec un total de 6 450 souscriptions. Parmi ces souscriptions, 126,6 millions d’euros ont été alloués au bon d’État à un an, et 40,8 millions d’euros au bon d’État à dix ans, détaille l’Agence fédérale de la Dette ce jeudi. Le bon à un an a donc clairement attiré une majorité des souscripteurs, confirmant l’attrait des placements à court terme.
De leur côté, les établissements placeurs ont contribué pour 273,6 millions d’euros à la collecte. Parmi cette somme, 232,1 millions d’euros ont été investis dans le bon d’État à un an et 41,5 millions d’euros dans celui à dix ans. Cette distribution montre une tendance générale des investisseurs à privilégier les bons à court terme, tout en maintenant un intérêt stable pour les bons à plus long terme, bien que celui-ci reste moindre. Cette répartition témoigne de la confiance des investisseurs dans la solidité des titres de la dette publique belge, ainsi que de la recherche d’un rendement modéré tout en minimisant les risques.
Une campagne de souscription dans un contexte économique particulier
Cette campagne de bons d’État a lieu dans un contexte économique où les rendements des produits financiers sont relativement faibles, mais où la stabilité des titres publics reste un atout majeur pour les investisseurs. Le bon d’État à un an, avec un rendement net de 1,33 %, reste un choix attractif pour ceux qui cherchent un placement à court terme offrant une sécurité, surtout dans une période où les taux d’intérêt sont fluctuants. De leur côté, les bons à dix ans, offrant un rendement net de 2,24 %, continuent de séduire les investisseurs cherchant à sécuriser un revenu plus élevé sur une plus longue période, bien que la part des souscriptions pour cette durée soit moins importante.
Cette campagne de septembre se distingue aussi par son absence de mesures fiscales incitatives, contrairement à l’énorme succès de l’émission de septembre 2023, où la réduction du précompte mobilier avait stimulé une demande exceptionnelle. En l’absence de telles mesures cette année, la collecte de 441 millions d’euros reste impressionnante, mais inférieure à l’engouement provoqué par la campagne de 2023, qui avait permis de lever 22 milliards d’euros.








