Les airbags Takata continuent de poser un grave danger, avec plus d’un véhicule sur trois toujours en circulation avec ces dispositifs défectueux. Malgré les rappels de Stellantis, des milliers de conducteurs refusent toujours de les faire remplacer. Le problème persiste et met en lumière les failles dans la gestion des rappels et de la sécurité des véhicules.
Les airbags Takata, responsables de plusieurs accidents mortels, sont équipés de générateurs de gaz défectueux qui peuvent exploser et projeter des fragments métalliques dans l’habitacle. Ces défauts représentent un danger majeur pour les conducteurs et passagers. En avril 2025, Stellantis, le fabricant d’airbags, a lancé une campagne de rappel pour remplacer ces dispositifs défectueux, transformée en opération de « Stop Drive » en juin 2025, interdisant la circulation des véhicules concernés sans remplacement.
Des airbags Takata qui continuent de menacer la vie des automobilistes
Cependant, malgré ces efforts, 39 % des 26 660 véhicules belges concernés n’ont pas encore été réparés. Testachats a critiqué la communication jugée « chaotique » de Stellantis, qui n’a pas su inciter suffisamment les conducteurs à répondre à l’appel. Face à cette situation, Stellantis a renforcé ses actions en envoyant des courriers recommandés, en installant des points de remplacement mobile (drive-in) et en garantissant des rendez-vous sous 24 heures. Si nécessaire, un véhicule de remplacement est également proposé.
Malgré ces mesures, le taux de non-réparation reste élevé. Pour obliger les retardataires à agir, des mesures coercitives ont été mises en place. À Bruxelles et en Wallonie, un certificat rouge est délivré lors du contrôle technique, interdisant la circulation des véhicules concernés. La Flandre devrait bientôt adopter des mesures similaires. Un signalement des défauts est aussi effectué via le car-pass pour assurer un meilleur suivi.
Testachats invite les propriétaires à contacter Stellantis pour faire réparer leurs véhicules et signaler tout problème. En Italie, une action collective a même été lancée contre Stellantis pour des délais de remplacement excessifs. D’autres marques comme Honda, Mercedes, BMW, Ford et Volkswagen sont également touchées par ce scandale. Les associations de consommateurs demandent des mesures plus strictes, notamment la publication de listes des véhicules concernés pour garantir une prise en charge rapide.








