Les prix des pommes de terre ont atteint des niveaux dramatiquement bas, mettant en difficulté les producteurs. Face à des coûts de production bien plus élevés que les revenus générés, la situation devient critique pour de nombreux agriculteurs. Cette chute des prix soulève des inquiétudes sur la viabilité du secteur agricole.
Pieter Van Oost, représentant de l’organisation agricole flamande Boerenbond, a tiré la sonnette d’alarme en soulignant que le prix actuel des pommes de terre ne couvre même pas les frais de récolte. Selon lui, pour chaque hectare de pommes de terre récolté, les producteurs ne gagnent que 600 euros, alors que les coûts liés aux plants, engrais, récolte et autres dépenses nécessaires à la production peuvent facilement atteindre 6 000 euros. Ce déséquilibre financier met en évidence les difficultés auxquelles les agriculteurs doivent faire face.
Toutefois, cette situation concerne principalement les ventes de pommes de terre sur le marché libre. Environ 60 à 70 % des pommes de terre précoces, récoltées actuellement, sont en effet vendues via des contrats à long terme avec des transformateurs, notamment les fabricants de frites surgelées. Ces contrats ont été négociés à la fin de l’année précédente, période où le marché semblait plus stable. Par conséquent, les prix fixés dans ces contrats permettent de couvrir les frais de production. Cela offre une certaine sécurité financière pour une grande partie des producteurs, mais ce n’est pas le cas pour ceux qui dépendent uniquement des ventes sur le marché libre.
Le secteur agricole fortement touché par la baisse des prix des pommes de terre
La situation actuelle met en lumière l’instabilité du marché agricole et la dépendance des producteurs aux fluctuations des prix mondiaux. Les prix de vente des pommes de terre, bien en deçà des coûts de production, créent une pression insoutenable pour les agriculteurs, qui se retrouvent dans une position où ils ne peuvent plus produire à des prix rentables. Cela pourrait entraîner une réduction de la production, ce qui aurait des conséquences graves pour l’approvisionnement et l’économie du secteur.
Cette crise souligne la nécessité urgente de revoir les politiques agricoles et de mettre en place des mécanismes de soutien plus efficaces pour garantir un revenu juste aux producteurs.








