Une bonne nouvelle pour les voyageurs belges qui prendront l’avion prochainement à l’aéroport de Charleroi

Les aéroports européens lèvent progressivement la limite des 100 ml grâce à une nouvelle technologie de détection des liquides.

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Une bonne nouvelle pour les voyageurs belges qui prendront l’avion prochainement à Charleroi : Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Depuis près de vingt ans, les voyageurs aériens étaient contraints de respecter une règle stricte : ne pas transporter plus de 100 ml de liquide par flacon dans leurs bagages cabine. Cette contrainte, instaurée pour des raisons de sécurité, est sur le point d’être levée dans plusieurs aéroports européens. 

Grâce à une nouvelle technologie de scanners de sûreté de dernière génération, il est désormais possible d’analyser de manière plus précise le contenu des contenants liquides, sans les ouvrir. Ce changement marque une avancée importante en matière de confort pour les passagers et de fluidité dans les contrôles aéroportuaires.

Une innovation technologique pour détecter les explosifs liquides

La règle des 100 ml avait été imposée en 2006, après la mise au jour d’un complot terroriste visant à faire exploser des avions à l’aide d’explosifs liquides dissimulés dans des bouteilles. Depuis, cette limitation est devenue une norme mondiale, appliquée de manière stricte dans les aéroports européens. Aujourd’hui, la donne change. Une nouvelle génération de scanners à tomographie assistée par ordinateur (CT scan) permet de détecter avec une grande précision les composants chimiques des liquides.

Ces appareils scannent les bagages en 3D, analysent la densité et la composition des objets transportés, et identifient les substances potentiellement dangereuses. Résultat : les passagers peuvent conserver leurs liquides, y compris dans des flacons dépassant les 100 ml, dans leur bagage cabine, sans avoir à les sortir ni à les placer dans des sacs en plastique. Cette évolution technique rend non seulement les contrôles plus rapides, mais elle réduit aussi les manipulations et sources de stress pour les passagers.

Selon la presse italienne, sept aéroports en Italie, dont Rome-Fiumicino et Milan-Malpensa, sont déjà équipés de cette technologie et ont levé la restriction, relate Le Soir. Au Royaume-Uni, Heathrow et London City Airport l’ont également adoptée depuis 2024. L’objectif est de généraliser cette technologie à l’ensemble du territoire européen d’ici à 2026, même si les délais varient selon les infrastructures et les décisions locales.

L’aéroport de Charleroi bientôt équipé, Zaventem reste prudent

En Belgique, le changement n’est pas encore visible dans les grands aéroports. À Charleroi, l’adoption de la nouvelle technologie est prévue, mais pas avant plusieurs années. « Nous n’avons pas encore les machines de sûreté de dernière génération, mais c’est prévu dans notre extension aux environs de fin 2027 », a indiqué la porte-parole de l’aéroport à la RTBF. Ce calendrier s’explique par les travaux d’agrandissement en cours, qui intégreront l’installation des nouveaux scanners. En attendant, les passagers doivent continuer à respecter les règles actuelles.

À Bruxelles-Zaventem, aucun changement n’est envisagé à ce stade. L’aéroport, pourtant l’un des plus fréquentés d’Europe occidentale, ne prévoit pas pour le moment d’adopter la nouvelle technologie. Aucune date n’a été avancée, et aucune commande d’équipement n’a été annoncée publiquement. La prudence reste donc de mise, d’autant plus que la Commission européenne avait émis des réserves à l’été 2024 concernant l’usage de ces scanners. Des problèmes techniques avaient alors conduit à suspendre temporairement leur utilisation dans plusieurs hubs européens.

Depuis, la situation semble stabilisée. Les équipements ont été ajustés, les certifications renouvelées, et les autorisations rétablies. L’usage de cette technologie est de nouveau validé par les autorités de régulation. Les aéroports qui en disposent peuvent donc assouplir la réglementation sur les liquides. Pour les autres, la mise en conformité prendra du temps et dépendra des budgets, des infrastructures et des priorités stratégiques.

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