À partir du 1er juillet 2025, une nouvelle réforme de la taxe de mise en circulation (TMC) entre en vigueur en Wallonie. Ce changement, bien que visant à moderniser la fiscalité automobile, suscite déjà des inquiétudes chez certains propriétaires de véhicules.
En effet, la réforme ne semble pas être aussi simple et intuitive que ce que certains avaient espéré. Le spécialiste du secteur Traxio avertit que certains automobilistes pourraient être confrontés à des hausses imprévues de leur taxe si leurs véhicules arrivent avec un retard à la concession.
Une réforme qui n’est pas intuitive : des erreurs possibles à cause des délais
Comme le souligne un spécialiste de Traxio, la réforme de la taxe de mise en circulation n’est « pas du tout intuitive », relate Sudinfo. En effet, la date limite d’immatriculation du véhicule avant le 1er juillet 2025 revêt une importance capitale. Les automobilistes qui prennent possession de leur véhicule trop près de cette échéance pourraient se retrouver dans une situation compliquée.
Cette remarque souligne un défi majeur de la réforme : si la voiture arrive avec un retard de seulement une semaine, la taxe applicable pourrait être bien plus élevée que prévu. Ce décalage pourrait également avoir un impact sur les consommateurs qui avaient planifié leur achat en fonction de l’ancien système fiscal. Ce genre de malentendu est d’autant plus pertinent dans une période où les concessionnaires, submergés par la demande, risquent de ne pas toujours être en mesure de répondre rapidement.
Une fiscalité adaptée à la transition écologique : avantages et inconvénients
Le principal objectif de la réforme est de favoriser la transition vers des véhicules plus écologiques, en taxant davantage les véhicules polluants tout en réduisant les impôts pour ceux qui optent pour des voitures à faibles émissions de CO2. Ainsi, la réforme de la taxe de mise en circulation prévoit des réductions fiscales pour les véhicules électriques et hybrides, incitant les consommateurs à se tourner vers des options moins polluantes. Par ailleurs, la fiscalité des véhicules anciens, bien que moins polluants que les plus récents, verra sa taxe augmenter, ce qui pourrait affecter une grande partie de la population.
Les véhicules modernes, notamment ceux utilisant des technologies hybrides ou entièrement électriques, se verront ainsi avantageusement traités, ce qui peut rendre l’achat de ces véhicules plus attractif. Cependant, les personnes ayant déjà investi dans des voitures anciennes, parfois perçues comme des modèles plus abordables et durables, risquent de se retrouver pénalisées par des hausses de taxe soudaines et inattendues.
Ce changement s’inscrit dans une dynamique plus large visant à réduire les émissions de CO2 du pays, dans le cadre des engagements climatiques de la Belgique pour 2030. En effet, l’État belge cherche à encourager l’achat de véhicules ayant un faible impact environnemental, tout en augmentant la pression fiscale sur les véhicules moins écologiques.








