Dès le 1er juillet 2025, les automobilistes bruxellois devront faire face à une hausse importante des tarifs de stationnement dans le centre de la capitale. Cette réforme, validée par le collège de la Ville de Bruxelles, s’inscrit dans un contexte budgétaire et vise à harmoniser les tarifs avec ceux appliqués par parking.brussels dans le reste de la Région.
Alors que certains la considèrent comme une mesure nécessaire pour réguler la circulation, d’autres s’inquiètent des conséquences sur le pouvoir d’achat des citoyens et l’activité commerciale. Cette réforme marque un tournant important dans la gestion de l’espace public bruxellois et soulève de nombreuses interrogations sur son efficacité.
Des hausses significatives dans toutes les zones
À partir de juillet, les tarifs de stationnement à Bruxelles connaîtront une augmentation substantielle, affectant directement les zones les plus fréquentées de la ville. Les prix vont quasiment doubler dans certains secteurs, ce qui modifie profondément les conditions d’accès aux places de stationnement dans le centre-ville. En zone rouge, par exemple, deux heures de stationnement coûteront désormais 9,20 euros, contre 5 euros actuellement, avec un tarif de 0,90 euro pour chaque première demi-heure, cite Le Soir. Cette hausse est destinée à répondre à la forte demande d’espace de stationnement et à décourager l’utilisation excessive des voitures dans cette zone très prisée.
La zone grise, qui couvre une grande partie des quartiers périphériques, connaît également une forte augmentation. Le tarif pour quatre heures de stationnement passera de 11 à 20,40 euros, un ajustement qui vise à réguler davantage la présence des véhicules dans ces secteurs stratégiques. Quant à la zone verte, elle ne sera pas épargnée : deux heures de stationnement y coûteront 5,50 euros, et quatre heures atteindront 10,90 euros.
Bien que la zone bleue reste gratuite, elle impose l’obligation d’un disque, un dispositif de contrôle qui pourrait, lui aussi, être renforcé dans un futur proche. Ces changements sont le résultat de la volonté des autorités locales de réorganiser les espaces de stationnement, en particulier dans les zones les plus denses de la ville. Les amendes suivront également cette tendance haussière : en zone verte, l’amende passera à 37 euros, 42 euros en zone rouge et jusqu’à 47 euros en zone grise, contre 25 euros auparavant.
Une réforme qui bénéficie aux résidents, mais qui divise la population
Bien que cette réforme touche particulièrement les automobilistes, elle comporte également des mesures destinées à apaiser les résidents de la ville. À partir de juillet, dans les quartiers résidentiels, le stationnement ne sera plus payant après 19 h, une mesure qui permet aux habitants de bénéficier d’un accès plus facile à leurs rues après cette heure. Ce changement constitue un compromis entre les impératifs financiers de la ville et les attentes des habitants, particulièrement dans les zones plus éloignées du centre.
Cependant, cette nouvelle règle ne s’appliquera pas aux secteurs très fréquentés, tels que le Pentagone, Louise ou l’Heysel, où les tarifs restent inchangés même après 19 h. Les quartiers très touristiques ou commerciaux continueront donc à être soumis à une pression de stationnement importante, ce qui suscite des critiques parmi les commerçants. Pour ces derniers, cette augmentation pourrait entraîner une baisse de la fréquentation de leurs établissements, dissuadant certains clients de venir en voiture.
Les tickets visiteurs, réservés aux résidents, feront également l’objet d’une hausse, leur prix étant désormais doublé. Ces billets, utilisés par les habitants pour faciliter le stationnement de leurs proches, se voient donc fortement impactés par la réforme, ce qui pourrait engendrer un mécontentement parmi les familles et amis des résidents bruxellois. Par ailleurs, bien que le quart d’heure gratuit soit maintenu, il ne pourra plus être déduit du paiement final, une mesure qui déplait à de nombreux conducteurs.
Cette hausse des tarifs ne fait pas l’unanimité parmi les Brésiliens, et plusieurs associations de défense des automobilistes ainsi que des commerçants ont déjà annoncé leur intention de se mobiliser contre cette réforme. Les critiques portent surtout sur l’impact économique de la mesure, jugée trop sévère pour les petites bourses. L’argument de la régulation de la circulation reste néanmoins un point central pour les autorités, qui affirment que cette mesure contribuera à améliorer la fluidité du trafic dans le centre-ville tout en générant des recettes pour la ville.








