Le job étudiant atteint un record : plus de 640.000 jeunes ont travaillé en 2024, cumulant plus d’un million d’emplois

Le secteur du travail étudiant en Belgique connaît un essor impressionnant avec un record de 640.000 étudiants en 2024, soutenu par des réformes gouvernementales.

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Jeunes étudiants
Le job étudiant atteint un record : plus de 640.000 jeunes ont travaillé en 2024, cumulant plus d’un million d’emplois : Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

Le marché du job étudiant en Belgique connaît une croissance impressionnante en 2024, avec plus de 640.000 jeunes travailleurs, un chiffre record. Selon les dernières données de l’Union des classes moyennes (UCM) et de l’Office national de sécurité sociale (ONSS), ces étudiants ont cumulés plus d’un million d’emplois, atteignant 1.039.047 missions. 

Cette explosion du nombre de travailleurs étudiants montre à quel point ce secteur devient crucial pour les entreprises et les étudiants eux-mêmes. Cette tendance met également en lumière les avantages et les défis que rencontre ce marché en pleine évolution.

Une année record pour le travail étudiant

En 2024, 640.608 jeunes ont travaillé en tant qu’étudiants, un chiffre bien au-dessus des précédentes années. Ce nombre représente une hausse de près de 100.000 étudiants par rapport à 2018, confirmant la tendance à la hausse de l’emploi étudiant. Ces jeunes ont occupé 1.039.047 emplois, soit en moyenne 1,62 mission par étudiant. En termes de durée, chaque étudiant a travaillé environ 27 jours en moyenne au cours de l’année, générant un revenu brut moyen de 3.271,21 €, ce qui correspond à un taux horaire de 14,85 €.

Les secteurs les plus demandeurs de main-d’œuvre étudiante restent les mêmes depuis plusieurs années. L’intérim, secteur qui représente 34 % des emplois étudiants, est en tête, suivi de près par l’horeca (20 %) et le commerce (16 %). Ces secteurs ont un besoin constant de renfort pendant les périodes de pic, notamment durant les vacances scolaires, les fêtes de fin d’année et les événements spéciaux. En ce sens, les étudiants représentent une main-d’œuvre idéale pour absorber ces pics de demande sans entraîner de coûts fixes permanents pour les entreprises.

Les avantages pour les entreprises et les étudiants

Le travail étudiant présente des avantages notables pour les entreprises et les jeunes travailleurs. D’un côté, les étudiants apportent une main-d’œuvre flexible et moins coûteuse, ce qui est particulièrement attractif pour les entreprises qui doivent faire face à des périodes d’activité intense. En outre, les jeunes travailleurs apportent une motivation et une adaptabilité appréciées dans des secteurs comme l’horeca, où la flexibilité des horaires et l’envie d’apprendre sont des atouts indéniables.

De l’autre côté, ce type d’emploi est un tremplin pour les jeunes qui cherchent à acquérir une première expérience professionnelle. Selon l’UCM, ces emplois constituent une étape importante pour les étudiants dans leur parcours d’insertion professionnelle. En plus de leur permettre de gagner un salaire, ces expériences leur permettent de développer des compétences transférables qui enrichiront leur CV et faciliteront leur entrée sur le marché du travail après leurs études. Environ 88 % des étudiants travailleurs sont âgés de moins de 24 ans, ce qui montre que cette tranche d’âge est particulièrement représentée dans ce secteur.

Cependant, les employeurs ne sont pas les seuls à bénéficier de cette situation. Le travail étudiant représente également une réelle opportunité pour les jeunes de financer une partie de leurs études, tout en accumulant des compétences pratiques. Le revenu moyen de 3.271,21 € par an, bien que modeste, permet à de nombreux étudiants de participer activement à leur propre financement et d’alléger la pression financière liée à leurs études.

Des réformes pour favoriser l’emploi étudiant

Face à cette demande croissante, le gouvernement belge a décidé d’augmenter le plafond du travail étudiant à 650 heures par an. Cette mesure vise à encourager davantage d’étudiants à participer à ce marché en expansion, tout en favorisant leur accès à des expériences professionnelles diversifiées. Ce plafond est un compromis qui permet aux étudiants de travailler plus sans perdre leurs avantages sociaux et fiscaux.

L’UCM, qui représente les intérêts des classes moyennes, se réjouit également des réformes récentes concernant le travail des étudiants. L’organisation souligne que ces réformes ne concernent pas seulement les étudiants, mais aussi les entreprises, qui voient en eux une ressource précieuse pour assurer leur bon fonctionnement pendant les périodes de forte activité. Selon l’UCM, en plus de leur flexibilité, les étudiants jouent un rôle majeur dans la formation et l’insertion des jeunes dans le monde du travail, un point particulièrement important pour les futurs diplômés à la recherche de leur première expérience professionnelle significative.

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