L’été 2025 s’annonce déjà comme l’un des plus secs et chauds que la Belgique ait connus ces dernières années. Les services météorologiques tels que Météo Belgique et Meteovista confirment une tendance marquée à des températures élevées et à une pluviométrie nettement inférieure aux normales saisonnières.
Les mois de juin, juillet et août devraient être tous affectés par cette situation. Ce scénario climatique met en lumière des risques accrus pour l’agriculture, la santé publique et la gestion de l’eau.
Un été sec et chaud confirmé par plusieurs modèles météorologiques
Les prévisions convergent vers une élévation significative des températures durant l’ensemble de l’été, avec une anomalie thermique positive sur la Belgique. Les deux services météorologiques, Météo Belgique et Meteovista, s’appuient sur plusieurs modèles saisonniers qui annoncent non seulement des journées plus chaudes que la normale, mais aussi une pluviométrie limitée. Cette combinaison est typique d’un été caniculaire, où les vagues de chaleur peuvent s’installer durablement.
La situation est d’autant plus préoccupante que le pays sort d’un printemps exceptionnellement sec, avec très peu de précipitations enregistrées. Si un léger retour des averses est attendu vers la fin du mois de mai, les météorologues préviennent qu’il ne suffira pas à rétablir un équilibre hydrique. Selon Meteovista, « il faudra un certain temps pour s’habituer au retour des zones de pluie », tout en rappelant que ces averses restent peu significatives dans un contexte de déficit hydrique.
Le manque d’humidité dans les sols a un effet amplificateur sur la température. En l’absence d’eau, l’énergie solaire est absorbée plus rapidement par le sol, ce qui réchauffe l’air plus vite. En outre, un sol sec limite la formation de nuages, accentuant encore la montée des températures. Cette configuration crée un cercle vicieux propice à l’installation de vagues de chaleur, notamment si des vents du sud viennent s’installer durablement sur la région pendant l’été.
Des impacts déjà visibles et des conséquences à anticiper
L’un des effets inattendus de ce printemps sec et ensoleillé est le réchauffement anormal de la mer du Nord, dont la température est actuellement environ deux degrés au-dessus de la normale. Ce réchauffement réduit le pouvoir rafraîchissant des vents marins, souvent attendus comme modérateurs sur le littoral belge. Les plages, traditionnellement plus fraîches grâce aux brises marines, pourraient ainsi connaître des pics de chaleur inédits.
Paradoxalement, cette température élevée de la mer pourrait également engendrer des averses plus intenses, en favorisant une forte évaporation et la formation de nuages convectifs. Le phénomène pourrait se traduire par des orages localisés et brefs, sans effet significatif sur la situation de sécheresse globale. En résumé, les pluies qui tomberont seront plus violentes mais moins fréquentes et moins efficaces pour recharger les nappes phréatiques.
Sur le plan agricole, les cultures de saison sont déjà affectées par le manque d’eau, et plusieurs exploitants évoquent des retards de croissance ou des besoins d’irrigation précoces. Cette contrainte hydrique survient dans un contexte où les réserves en eau ne sont pas totalement reconstituées. Quant aux municipalités, certaines envisagent des mesures de restriction sur l’utilisation de l’eau, notamment pour les usages non prioritaires comme le remplissage des piscines ou l’arrosage des jardins.
Les autorités sanitaires, quant à elles, surveillent la situation de près, car les chaleurs prolongées constituent un facteur de risque majeur pour les personnes âgées, les jeunes enfants ou les individus souffrant de pathologies chroniques. En milieu urbain, le phénomène des îlots de chaleur risque d’accentuer encore les températures ressenties, avec des pointes pouvant dépasser les 35 °C dans certaines villes.








