Le printemps 2025 en Belgique est marqué par une rareté de pluie, avec des conditions météorologiques bien plus sèches que la normale. Depuis le 1er mars, les précipitations ont été quatre fois moins abondantes que durant une saison classique.
Ce déficit est d’autant plus inquiétant qu’il constitue le plus bas niveau de pluie observé en Belgique depuis plus de 130 ans. À l’heure actuelle, une grande partie du pays est en situation de sécheresse extrême, ce qui soulève des préoccupations tant pour l’agriculture que pour les ressources en eau à court terme.
Un printemps exceptionnellement sec
Depuis le début du printemps météorologique, le 1er mars, la station de mesure d’Uccle a relevé des niveaux de précipitations particulièrement faibles. Il est tombé quatre fois moins d’eau que lors d’un printemps habituel. En fait, il n’y a jamais eu aussi peu de pluie en Belgique depuis plus de 130 ans, comme l’indique Pascal Mormal, de l’Institut royal météorologique, relate RTBF. Cette situation a des conséquences immédiates, notamment sur la sécheresse de surface, un phénomène qui touche particulièrement les agriculteurs.
La situation actuelle est d’autant plus inquiétante que cette période de sécheresse succède à une année 2024 qui avait battu des records de précipitations. Cela a permis de maintenir des niveaux de nappes phréatiques relativement élevés, mais la situation de sécheresse persiste malgré tout.
Les sols, eux, se dessèchent rapidement, avec des répercussions directes sur les cultures. La situation pourrait s’aggraver dans les semaines à venir si les conditions météorologiques restent inchangées. Les prévisions actuelles ne laissent pas entrevoir de pluie significative dans un futur proche. La prudence est donc de mise, surtout à l’approche de la saison estivale.
Des conditions anticycloniques à long terme
Les conditions de sécheresse observées au printemps 2025 sont étroitement liées à des conditions anticycloniques qui semblent s’installer durablement sur la Belgique. Xavier Fettweis, climatologue à l’Université de Liège, explique que ces conditions anticycloniques devraient se prolonger pendant plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Cela signifie que des périodes de temps chaud et sec sont attendues, avec un risque de vagues de chaleur à mesure que l’été approchera.
Selon Fettweis, cette situation pourrait évoquer l’été 1976, un été caniculaire qui reste dans les mémoires en Belgique pour ses températures extrêmement élevées. Les températures de cet été pourraient même flirter avec les records de 1976, bien que les experts soulignent qu’il est encore trop tôt pour une évaluation précise. La sécheresse et la chaleur extrême pourraient cependant devenir un véritable défi pour l’agriculture, déjà fragilisée par les conditions actuelles.
Les autorités et les agriculteurs devront donc surveiller de près l’évolution de la situation. En l’absence de pluies importantes, la gestion des ressources en eau et l’adaptation des pratiques agricoles seront des enjeux majeurs au cours des mois à venir.








