Coup dur pour les Belges possédant une résidence secondaire ou des biens immobiliers en location

L’Arizona met fin à un avantage fiscal pour les multipropriétaires, ce qui pourrait exacerber la crise du logement tout en générant des recettes fiscales supplémentaires pour l’État.

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Résidence secondaire
L’Arizona met fin à un avantage fiscal immobilier : quelles conséquences pour les propriétaires ? : Crédit : Canva | Econostrum.info - Belgique

L’Arizona a supprimé un avantage fiscal majeur pour les propriétaires de logements secondaires et d’immobilier locatif. Désormais, les contribuables ne peuvent plus déduire les intérêts de leurs crédits immobiliers si ces derniers concernent un bien autre que leur résidence principale. 

Cette mesure s’inscrit dans un contexte économique où l’État cherche à augmenter ses recettes fiscales, mais elle soulève de nombreuses inquiétudes chez les propriétaires, notamment en raison de son impact sur la crise du logement. Le secteur immobilier devra probablement s’adapter à ces nouvelles règles fiscales, mais les incertitudes quant à l’impact sur la pénurie de logements et les loyers restent préoccupantes.

Suppression de la déduction des intérêts : une décision controversée

Une réforme fiscale importante est entrée en vigueur en Belgique : la suppression de la déduction des intérêts pour les crédits immobiliers contractés pour des résidences secondaires ou des biens en location. Auparavant, les propriétaires pouvaient déduire les intérêts liés à leurs emprunts pour ces biens, ce qui réduisait leur base imposable et, par conséquent, leur impôt sur le revenu des personnes physiques (IPP). Cette déduction était l’un des derniers avantages fiscaux dont bénéficiaient les multipropriétaires, mais elle a été supprimée dans un souci de rééquilibrer les finances publiques.

La mesure touche directement tous les propriétaires qui possédaient des biens immobiliers autres que leur résidence principale, y compris ceux ayant déjà contracté des crédits. En effet, même les intérêts des crédits en cours ne sont plus déductibles, ce qui alourdit la charge fiscale des intéressés. Cette évolution représente une perte conséquente pour les propriétaires, notamment ceux ayant investi dans l’immobilier locatif, un secteur déjà mis à mal par une offre limitée de logements abordables.

Conséquences pour les propriétaires et impact sur le marché immobilier

L’une des principales préoccupations soulevées par cette réforme est son impact sur le marché immobilier et la pénurie de logements. Selon le Syndicat national des propriétaires et copropriétaires (SNPC), cette suppression pourrait rendre l’investissement immobilier moins attractif et freiner les achats de logements pour les investisseurs, ce qui aggraverait la crise du logement, en particulier pour les familles et les célibataires en quête de logements abordables, a rapporté Le Soir.

Les investisseurs en immobilier locatif, qui constituent une part importante de l’offre de logements, pourraient être découragés par la hausse de leur imposition, entraînant ainsi une diminution de la construction de nouvelles propriétés ou de la rénovation de celles existantes. En outre, la suppression de cet avantage fiscal pourrait inciter certains propriétaires à vendre leurs biens immobiliers, réduisant encore l’offre disponible sur le marché.

Le gouvernement justifie cette réforme par la nécessité d’augmenter les recettes fiscales de l’État. On estime que cette mesure pourrait générer environ 210 millions d’euros par an pour les finances publiques. Cette décision fait écho à une autre réforme intervenue en 2024, qui avait déjà supprimé la réduction d’impôt pour les remboursements de capital et les primes d’assurance solde restant dû liées aux prêts pour les résidences secondaires. À ce jour, il n’existe plus de déductions fiscales spécifiques au niveau fédéral pour les multipropriétaires.

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