Le gouvernement belge, dirigé par Bart De Wever, envisage de relever le plafond des chèques-repas, un avantage largement apprécié par les travailleurs du pays. Si la proposition est adoptée, cela pourrait représenter un gain annuel net allant jusqu’à 924 euros pour près de trois millions de Belges.
Cette revalorisation viserait à compenser la hausse des prix de l’alimentation, qui a diminué le pouvoir d’achat des salariés. La mesure est déjà débattue au sein de la majorité, mais pourrait prendre plusieurs années avant d’atteindre son plein potentiel.
Une première augmentation prévue pour mai 2025
Conformément aux engagements du gouvernement, un projet de révision du montant des chèques-repas prévoit une augmentation progressive sur plusieurs années, d’après 7sur7.be. À terme, le plafond pourrait atteindre 12 euros, contre 8 euros actuellement. Cette augmentation serait réalisée en deux étapes : la première augmentation, qui pourrait intervenir dès le mois de mai 2025, porterait le montant du chèque-repas à 10 euros, soit une hausse de 2 euros par rapport à la situation actuelle. Cette hausse serait un geste symbolique fort, coïncidant avec la Fête du Travail, une journée célébrée par les syndicats et les partis de gauche, tels que le parti Vooruit.
Le calendrier de la réforme prévoit une seconde revalorisation en janvier 2027, qui porterait le plafond des chèques-repas à 12 euros. Ce processus, bien qu’ambitieux, est soumis à des discussions politiques, car la proposition de revalorisation doit encore être adoptée par les parlementaires. Actuellement, le gouvernement ne prévoit pas de faire passer cette décision par le ministre des Finances, Jan Jambon (N-VA), mais souhaite que les députés du parti Vooruit, tels qu’Anja Vanrobaeys et Achraf El Yakhloufi, en fassent la proposition. Si cette mesure est adoptée, elle pourrait améliorer le pouvoir d’achat de millions de travailleurs belges.
Des gains significatifs pour les travailleurs, mais des incertitudes persistent
L’impact de cette réforme sur les finances des travailleurs pourrait être considérable. En 2024, un salarié à temps plein perçoit en moyenne 231 chèques-repas par an. Actuellement, à raison de 8 euros par chèque, cela représente un avantage brut de 1.848 euros, soit environ 1.596 euros nets par an après déduction de la contribution du salarié. Si la revalorisation passe à 10 euros, le montant brut annuel augmenterait de 462 euros, soit un gain net de 396 euros. En cas de passage à 12 euros, l’avantage brut annuel atteindrait 2.772 euros, ce qui correspondrait à un gain net de 924 euros supplémentaires par an.
Cependant, plusieurs facteurs peuvent influencer le montant réel que les travailleurs percevront. En cas de hausse de la contribution personnelle du salarié, ce gain pourrait être réduit. De plus, les travailleurs en congé, en incapacité de travail ou en crédit-temps recevraient moins de chèques-repas, réduisant ainsi le montant total qu’ils percevraient. Enfin, il est également possible que certains employeurs choisissent de ne pas opter pour le plafond maximum de 12 euros, ce qui limiterait les bénéfices pour leurs employés.







