L’indexation des salaires est un mécanisme clé en Belgique, conçu pour garantir le pouvoir d’achat des travailleurs face à l’inflation. En 2025, ce système devrait connaître plusieurs ajustements notables, dont des augmentations attendues pour certains secteurs dès cette année.
Le Bureau fédéral du plan prévoit que l’indice pivot sera dépassé à nouveau en août 2025, après une première hausse en janvier. Ce dépassement aura des implications importantes pour les travailleurs, en particulier ceux des secteurs publics et les bénéficiaires des allocations sociales.
Le mécanisme de l’indexation : pourquoi et comment les salaires sont-ils ajustés ?
L’indexation des salaires en Belgique repose sur un système automatique lié à l’évolution de l’indice des prix à la consommation. Lorsqu’un seuil appelé indice pivot est franchi, les salaires et certaines allocations sociales sont augmentés proportionnellement pour compenser la hausse du coût de la vie. Ce mécanisme vise à protéger le pouvoir d’achat des travailleurs, en particulier face à des périodes de forte inflation.
En 2025, l’indice pivot a été dépassé pour la première fois en janvier. Cette première hausse des salaires concerne principalement les employés de la fonction publique, qui ont bénéficié d’une augmentation de 2 % en mars.
Cependant, un autre dépassement de l’indice pivot est attendu en août 2025, selon les prévisions du Bureau fédéral du plan. Ce nouveau dépassement entraînera, en septembre et octobre 2025, une nouvelle augmentation de 2 % pour les salaires dans la fonction publique et les allocations sociales. Toutefois, après ce dépassement d’août, il faudra attendre 2026 avant qu’un autre dépassement ne se produise, ce qui retardera toute nouvelle hausse salariale pour la grande majorité des secteurs.
L’impact des indexations sur les travailleurs et les finances publiques
L’indexation des salaires a des répercussions directes sur les travailleurs et les finances publiques. Pour les employés de la fonction publique, chaque ajustement est une bouffée d’air frais face à une inflation élevée. En 2025, après l’indexation de mars, les fonctionnaires et les bénéficiaires des allocations sociales devraient donc profiter d’un gain significatif pour compenser la hausse des prix. Cependant, ces augmentations sont inégalement réparties selon les secteurs. Dans le secteur privé, par exemple, l’impact de l’indexation peut être moins immédiat, car elle dépend des négociations spécifiques dans chaque domaine.
L’effet de l’indexation sur les finances publiques, notamment sur les budgets des administrations publiques, n’est pas négligeable. Chaque augmentation des salaires dans la fonction publique génère un coût supplémentaire pour l’État, qui doit veiller à équilibrer ses finances tout en respectant ses engagements envers les travailleurs. Les hausses consécutives des salaires et des allocations sociales peuvent engendrer des tensions budgétaires, surtout dans un contexte où l’État belge cherche à réduire ses déficits. Pour les finances publiques, ces ajustements doivent être gérés de manière à éviter des déséquilibres économiques majeurs.
Cela dit, l’indexation reste une composante essentielle du modèle social belge, permettant de maintenir une certaine stabilité dans les revenus des ménages, en particulier pour les personnes les plus vulnérables. En période d’inflation, ces hausses permettent aux travailleurs de maintenir leur niveau de vie, mais elles peuvent aussi créer des tensions au sein des entreprises privées, qui voient leurs coûts de main-d’œuvre augmenter.








