Une nouvelle réforme concernant l’indexation des pensions a été confirmée dans le cadre de l’accord de Pâques, et elle ne fait pas plaisir aux retraités. Alors qu’ils s’attendaient à voir leurs pensions ajustées immédiatement après chaque dépassement de l’indice-pivot, il leur faudra désormais attendre trois mois supplémentaires.
Cette mesure, qui vise à réaliser des économies pour l’État, soulève de nombreuses préoccupations quant à l’impact sur le pouvoir d’achat des seniors. Il est crucial de suivre les répercussions de cette décision sur les retraités à mesure que l’inflation continue d’affecter le coût de la vie.
Un retard dans l’indexation des pensions : une mesure économique pour l’État
L’indexation des pensions, qui consiste à ajuster les allocations des retraités en fonction de l’inflation, a toujours été un mécanisme clé pour préserver le pouvoir d’achat des seniors. Cependant, dans le cadre de l’accord de Pâques récemment conclu, le gouvernement a décidé d’ajouter un délai de trois mois avant l’application de l’indexation. Au lieu d’effectuer cette mise à jour dès le mois suivant le dépassement de l’indice-pivot, comme c’était le cas jusqu’à présent, les pensions seront désormais ajustées avec un retard, selon Le Soir. Cette mesure permet au gouvernement d’économiser des sommes considérables sur le court terme, tout en maintenant le principe même de l’indexation.
Cette réforme remplace en quelque sorte deux autres propositions qui avaient été mises sur la table lors des négociations gouvernementales : un saut d’index, qui aurait réduit l’augmentation des pensions, et une modification du calcul de l’indice santé, qui aurait impliqué un lissage sur une période de 12 mois au lieu des 4 mois actuels. Ce retardement de l’indexation se veut une alternative moins drastique, mais son impact sur les bénéficiaires des pensions pourrait être loin d’être négligeable.
Les retraités face à la perte de pouvoir d’achat : les inquiétudes grandissent
Les seniors, en particulier ceux qui dépendent de leurs pensions pour subvenir à leurs besoins quotidiens, sont inquiets face à cette réforme. La principale fédération flamande de seniors, Okra, a exprimé ses préoccupations, estimant que ce retard dans l’indexation pourrait entraîner une perte de près de 70 euros pour un pensionné « moyen », à chaque dépassement de l’indice-pivot. Pour ces retraités, qui doivent faire face à l’augmentation du coût de la vie, notamment dans des domaines comme l’énergie, la santé et l’alimentation, ce manque à gagner représente une somme importante.
Le retard d’indexation, même s’il est de trois mois, pourrait aggraver une situation déjà précaire pour de nombreux pensionnés. En effet, les retraités ne bénéficient généralement pas d’une augmentation de leurs revenus en dehors de l’indexation, ce qui rend cette mesure d’autant plus problématique. Ils sont déjà confrontés à une inflation qui grignote leur pouvoir d’achat, et l’attente de trois mois supplémentaires avant l’ajustement de leurs pensions risque de les fragiliser encore davantage.








