Une offensive hivernale inattendue a frappé le nord du pays, plongeant certaines régions dans le chaos, alors que la neige recouvrait les routes. L’IRM (Institut royal météorologique) s’excuse pour avoir sous-estimé l’intensité des chutes.
Si certains s’attendaient à une journée grise et froide, le nord de la Belgique a connu une véritable tempête de neige. L’événement a mis en lumière les défis des prévisions météorologiques en hiver et leur impact sur la gestion des transports.
Une prévision météorologique faussée
Ce mardi 10 février, l’IRM avait prévu des précipitations limitées pour le lendemain, notamment dans le nord du pays, mais sans alerte particulière. En effet, son bulletin annonçait seulement de faibles pluies ou de bruines, avec quelques flocons fondants, principalement au nord-ouest de la Flandre. L’intensité de la neige, cependant, a dépassé les attentes et provoqué des perturbations sur les routes, avec plus de 415 kilomètres d’embouteillages en pleine heure de pointe. Cela a fait de cette journée la troisième plus chargée en embouteillages depuis le début des mesures de circulation en 2010.
En effet, l’IRM avait estimé que les températures au sol ne descendraient pas en dessous des deux degrés, et les prévisions initiales de neige fondante ne semblaient donc pas justifier une alerte. Pourtant, des températures légèrement plus froides que prévu ont permis à la neige de rester au sol, provoquant une accumulation rapide et inattendue. Ce changement de dernière minute a créé des difficultés sur les routes du Limbourg, de la Flandre-Orientale et de la Flandre-Occidentale, où la neige s’est installée en abondance.
Sudinfo a rapporté que David Dehenauw, Monsieur Météo sur RTL tvi et VTM, a reconnu que la situation avait pris tout le monde par surprise : « Nous n’avions pas eu suffisamment d’éléments pour lancer une alerte à ce moment-là. Ce n’est qu’à partir du matin que la situation est devenue plus claire ». En conséquence, les autorités ont été contraintes d’envoyer des équipes pour gérer les chaussées glissantes, mais la situation était déjà critique.
Un impact majeur sur la circulation et les transports
Les conséquences de cette chute de neige ont été dramatiques pour les déplacements. Selon Het Laatste Nieuws, la neige a bloqué les routes et perturbé les transports en commun. Les embouteillages ont atteint des niveaux records : 415 kilomètres de files se sont formées, reléguant la journée au troisième rang des pires incidents de circulation de ces dernières années, après ceux du 11 décembre 2017 et du 12 mars 2013.
Outre les embouteillages, plusieurs accidents ont été signalés, notamment des cyclistes au sol et des camions qui se sont retrouvés bloqués dans des positions dangereuses. Le trafic ferroviaire a également été perturbé, malgré l’envoi préventif de matériel de déneigement. La situation s’est donc rapidement détériorée, ajoutant des heures de frustration aux usagers qui tentaient de se déplacer.
Le Centre flamand de la mobilité a rapporté que cette journée avait marqué une troisième heure de pointe particulièrement difficile, prouvant que la neige, bien que présente seulement localement, a eu des répercussions beaucoup plus grandes que prévu. Cela soulève des interrogations sur la fiabilité des prévisions météorologiques, notamment en matière de prévisions de neige et de leur impact sur la gestion du trafic.
Les citoyens de Wallonie, quant à eux, ont été relativement épargnés, observant seulement des pluies froides et du gris, sans neige. Le contraste avec le nord du pays a été frappant, les régions proches des Pays-Bas restant sous un ciel neigeux jusqu’à la nuit.
L’IRM a donc réagi à la situation en publiant des excuses sur les réseaux sociaux, reconnaissant que l’alerte à la neige n’avait pas été donnée à temps et que la situation a pris tout le monde de court.








