L’accord de gouvernement de l’Arizona, la nouvelle coalition fédérale belge, pourrait bien bouleverser le calendrier des jours fériés. Une réforme envisagée permettrait aux régions de choisir leur propre jour de fête, mettant en péril le caractère férié du 15 août.
Si cette décision se confirme, elle marquerait un tournant majeur dans l’organisation des congés en Belgique. Entre tradition et volonté de modernisation, le débat est lancé.
Un jour férié en suspens
La proposition de l’Arizona repose sur une refonte du calendrier des jours fériés en Belgique. Selon cet accord, chaque région aurait la possibilité de déclarer férié le jour de sa fête régionale :
- Le 11 juillet pour la Flandre,
- Le 27 septembre pour la Wallonie,
- Le 8 mai pour Bruxelles, jour de la Fête de l’Iris.
L’objectif affiché est d’adapter les jours de congé au contexte local, sans créer de jour férié supplémentaire. En clair, un jour férié régional remplacerait un jour férié actuel, et le 15 août pourrait en faire les frais. Cette date, associée à l’Assomption, est particulièrement importante à Liège, où elle est au cœur des festivités traditionnelles.
L’accord gouvernemental insiste sur le fait que ces changements doivent se faire « sans affecter la compétitivité ». Cela signifie que les employeurs ne devraient pas voir leur charge de travail ou leurs coûts augmenter. Toutefois, aucune obligation n’est encore fixée et la suppression du 15 août n’a pas été explicitement mentionnée dans le texte officiel.
Un impact sur les traditions et l’économie
Si la réforme se confirme, l’une des conséquences les plus immédiates serait l’impact sur les traditions locales. À Liège, le 15 août est une journée marquée par des célébrations populaires et religieuses. La disparition du caractère férié de cette date pourrait modifier profondément l’ampleur des festivités et remettre en question un pan du patrimoine culturel local.
Du côté des entreprises et des salariés, les répercussions seront également à surveiller. Un jour férié en moins pour certains travailleurs pourrait modifier l’organisation du travail et les conditions de certains secteurs, comme le commerce et l’hôtellerie. À l’inverse, si une région choisit un jour férié en fonction de sa propre fête, certains employeurs devront adapter leurs activités en fonction de cette nouvelle répartition.
Enfin, les syndicats et les organisations patronales pourraient entrer dans le débat pour défendre ou critiquer cette réforme. Tandis que certains verront une opportunité d’aligner les jours fériés sur les réalités régionales, d’autres y percevront une source de confusion et d’inégalité entre travailleurs de différentes régions.
Selon le quotidien Le Soir, l’accord de l’Arizona n’a pas encore livré tous ses détails, mais il ouvre déjà un débat sur la manière dont la Belgique gère ses congés et ses traditions. Le 15 août survivra-t-il à cette réforme ? La réponse viendra dans les prochains mois.








