Les conducteurs belges vont voir une légère baisse du prix du diesel B7 et B10 à la pompe dès ce vendredi. Le litre de diesel B7 s’affichera à 1 795 euros, soit 1,8 centime de moins, tandis que le diesel B10 reculera également de 1,8 centime pour atteindre 1 792 euros.
Cette diminution, annoncée par le SPF Économie, intervient dans un contexte de forte possibilité des prix de l’énergie. En revanche, les prix du gasoil de chauffage et du diesel utilisé pour l’agriculture augmentent.
Une baisse limitée mais bienvenue
Le prix des carburants constitue un poste de dépense important pour de nombreux ménages et professionnels en Belgique. Toute variation, même minime, impacte directement le pouvoir d’achat des consommateurs. Cette récente diminution de 1,8 centime par litre peut paraître modeste, mais elle représente une économie pour ceux qui parcourent de longs trajets quotidiens.
Cette baisse s’explique par les fluctuations du marché pétrolier international. Le prix du diesel dépend en grande partie du cours du pétrole brut, influencé par les tensions géopolitiques, l’offre et la demande mondiale. En ce début d’année, une légère détente des cours du baril a permis d’alléger les coûts de raffinage et de distribution en Belgique.
Toutefois, cette diminution ne concerne pas tous les types de carburants. Le gasoil de chauffage, utilisé par de nombreux foyers pour se chauffer, ainsi que le diesel destiné à l’agriculture, voient au contraire leurs prix augmenter. Ces augmentations pourraient peser sur les dépenses hivernales des ménages et sur les coûts d’exploitation des agriculteurs.
Une persistance des prix du carburant
Les prix du diesel et des autres carburants sont soumis à une forte instabilité, liée à des facteurs externes imprévisibles. Les tensions géopolitiques, les décisions des pays producteurs et les variations de la demande mondiale rendent toute prévision difficile. Ces derniers mois, les cours du pétrole ont connu d’importantes fluctuations, reflétant les incertitudes économiques et les crises internationales.
En Belgique, les prix des carburants influencent également la fiscalité et les taxes gouvernementales. Une partie importante du prix à la pompe provient des accises et de la TVA, dont les ajustements peuvent atténuer ou accentuer les effets des variations du marché international. Le SPF Économie ajuste régulièrement les prix maxima autorisés, suivant une formule prenant en compte l’évolution des coûts d’approvisionnement.
Face à cette instabilité, les consommateurs doivent composer avec des prix en perpétuelle évolution. La transition vers des alternatives comme l’électrique ou les biocarburants devient une question centrale pour limiter la dépendance aux énergies fossiles. Mais ces solutions nécessitent encore des investissements et une adaptation progressive des infrastructures.







