En 2026, les entreprises wallonnes prévoient plus de 88.000 recrutements, un chiffre qui donne de l’espoir aux chercheurs d’emploi dans le sud de la Belgique. Avec près de 50 % de ces intentions concernant des contrats à durée indéterminée, les perspectives semblent favorables. Mais derrière ces chiffres se cache une réalité plus nuancée sur la qualification des postes proposés.
Le Forem, en collaboration avec les organisations patronales AKT et UCM, a mené une enquête ambitieuse pour évaluer les besoins de main-d’œuvre des entreprises en Wallonie. Cette enquête a été menée entre octobre et début décembre 2025, auprès de 72.000 entreprises, dont plus de 10.000 ont répondu, un taux de participation de 14 % jugé très satisfaisant par les autorités. Les résultats ont permis d’estimer que 32 % des entreprises wallonnes ont l’intention de recruter, pour un total de 88.000 projets de recrutement en 2026.
Le ministre wallon de l’Économie, Pierre-Yves Jeholet, a salué ces résultats, notamment la part importante des contrats à durée indéterminée (CDI) parmi les projets d’embauche. En effet, près de la moitié des intentions de recrutement concernent des CDI, une nouvelle particulièrement encourageante dans un marché du travail souvent dominé par les contrats temporaires. Il a précisé que la qualité des offres d’emploi représentait « un message fort pour les chercheurs d’emploi« , notamment ceux à la recherche de stabilité professionnelle, rapporte Le Soir.
Les emplois ne nécessitant pas de qualifications élevées sont les plus disponibles
Cependant, cette enquête met également en lumière un autre aspect du marché du travail. Une grande partie des intentions de recrutement concerne des métiers accessibles à un large public, mais sans qualifications élevées. Parmi les postes les plus demandés figurent des métiers comme aide-ménager, nettoyeur, vendeur de magasin ou éducateur-accompagnateur. Si ces métiers sont nombreux, ils ne nécessitent pas de qualifications poussées et restent accessibles aux personnes titulaires au maximum d’un diplôme du secondaire.
Le Forem s’engage à une meilleure réponse aux besoins du marché de l’emploi
Le Forem, qui suit de près cette évolution, entend réajuster chaque année ses prévisions et ses outils pour mieux répondre aux besoins de la région. Une telle démarche vise à ajuster l’offre de formation afin qu’elle corresponde mieux aux demandes du marché. La Wallonie compte actuellement 270.000 demandeurs d’emploi, dont près de 80 % sont titulaires au maximum d’un diplôme du secondaire. Cette réalité souligne l’importance d’adapter les parcours de formation pour qu’ils collent davantage aux métiers en demande, sans pour autant négliger les qualifications qui pourraient devenir nécessaires à l’avenir.
Enfin, le ministre Jeholet a rappelé l’importance de cette enquête comme outil stratégique pour l’économie régionale. Elle permet de mieux comprendre les dynamiques de l’emploi et d’adapter les politiques publiques, mais elle incite également les entreprises à investir dans la formation pour s’assurer que la main-d’œuvre disponible corresponde à leurs besoins.








