En seulement deux jours, plus de 2000 automobilistes ont été verbalisés pour une infraction de plus en plus courante : l’utilisation du téléphone au volant. Malgré les sanctions sévères et les campagnes de sensibilisation, la distraction reste un fléau sur les routes belges. Alors que la police intensifie ses contrôles, la question demeure : pourquoi ce comportement persiste-t-il ?
Du 9 au 11 février 2026, la police intégrée belge a mené une nouvelle campagne de contrôles intensifs dans le but de lutter contre les distractions au volant. Au total, 2510 conducteurs ont été verbalisés pour des comportements distraits, un chiffre légèrement inférieur à celui de la précédente campagne, mais toujours préoccupant. Parmi ces infractions, l’utilisation du téléphone portable reste l’une des causes les plus fréquentes de verbalisations.
Lors de cette opération, 1066 permis de conduire ont été immédiatement retirés, indique la RTBF. C’est une baisse par rapport à la campagne d’octobre dernier, où 1097 permis avaient été suspendus. Cependant, l’augmentation du nombre d’infractions liées à d’autres formes de distraction est un signe inquiétant : 268 contre 171 lors de la précédente édition. Cela souligne la persistance de comportements à risque, malgré les efforts de prévention.
Les dangers de la distraction sur les automobilistes
Les autorités continuent de pointer du doigt les dangers liés à l’utilisation du téléphone au volant. En Belgique, l’usage du téléphone en conduisant est responsable de nombreux accidents de la route. La distraction générée par l’envoi de SMS, les appels ou la consultation des réseaux sociaux augmente considérablement le risque d’accidents graves. Chaque année, des dizaines de personnes sont tuées ou blessées à cause de ce comportement, pourtant bien connu.
La police souligne que la distraction au volant peut toucher tout type de conducteur, des jeunes aux plus âgés. Des campagnes de sensibilisation sont menées régulièrement, et des dispositifs mobiles sont déployés pour détecter plus facilement ces infractions.
Les sanctions et la répression : des outils efficaces ?
Pour combattre ces comportements à risque, les autorités belges misent sur une répression accrue. Les automobilistes pris en flagrant délit d’utilisation du téléphone au volant risquent une amende de 174 euros, et, dans certains cas, un retrait immédiat du permis de conduire. Des contrôles sur les routes, à la fois mobiles et fixes, sont organisés deux fois par an pour dissuader les conducteurs de prendre des risques.
Malgré ces efforts, la persistance de ces comportements soulève la question de l’efficacité des sanctions et de la prévention. Si les chiffres de verbalisations sont élevés, il reste à savoir si ces mesures permettront réellement de réduire les comportements dangereux au volant à long terme.
L’avenir des campagnes de sensibilisation
Alors que les autorités continuent de renforcer la répression, la prévention et l’éducation restent des axes primordiaux. Des actions plus ciblées, comme des campagnes publicitaires et des partenariats avec les opérateurs de téléphonie mobile pour limiter l’usage des smartphones, pourraient être envisagées. Une autre option pourrait être d’instaurer des outils technologiques dans les voitures, comme des systèmes de blocage des appels ou messages entrants lorsqu’un véhicule est en mouvement.








