Les arnaques en ligne visant l’Assurance retraite se multiplient ces derniers mois, mettant en danger les économies de milliers de retraités. Des escrocs exploitent des techniques de plus en plus sophistiquées pour tromper les assurés, en utilisant de fausses informations et des sites imitant les services officiels.
Les auteurs de ces arnaques créent de faux sites web ressemblant étroitement à ceux de l’Assurance retraite, parfois en y publiant de faux articles ou conseils financiers générés automatiquement. Comme le rapportait Franceinfo, ces faux contenus sont conçus pour créer un sentiment d’urgence et pousser les internautes à agir rapidement, diminuant ainsi leur vigilance. Les victimes sont souvent des retraités à la recherche d’informations pour compléter leur pension.
Des témoignages recueillis par Le Monde illustrent parfaitement cette situation. Bruno, retraité, raconte avoir été trompé par un faux article qui semblait parfaitement crédible : « Je me suis fait avoir », confie-t-il. Ce type de fraude exploite la crédulité et la confiance naturelle des personnes âgées, qui fournissent parfois, sans le savoir, leurs données personnelles à des réseaux frauduleux.
Selon la CNAV, la prolifération de fausses pages sur Internet rend quasi impossible la suppression de tous les contenus frauduleux : « Attaquer un à un les sites, on en serait complètement incapables, ils sont trop nombreux » explique Renaud Villard, responsable cybersécurité. Cette multiplication des faux sites complique la distinction entre contenu fiable et arnaque, soulignant la nécessité de rester sur les plateformes officielles, souligne Pleine Vie.
Les pratiques que doivent adopter les retraités pour se protéger
Le danger dépasse la simple désinformation : certains sites frauduleux collectent des coordonnées bancaires pour subtiliser de l’argent, parfois au détriment d’épargnes constituées toute une vie.
Pour limiter les risques, l’Assurance retraite recommande de toujours passer par l’espace personnel sécurisé sur le site officiel. Aucun service officiel ne demande d’informations bancaires par mail ou téléphone. Les utilisateurs doivent également vérifier les signes d’alerte comme des fautes d’orthographe, des adresses web suspectes ou l’absence de certification HTTPS. Ces bonnes pratiques concernent également les allocataires de la CAF, régulièrement ciblés par les mêmes arnaqueurs.
En somme, la vigilance numérique et la consultation exclusive des sources officielles restent les meilleures protections contre les cyberattaques Les retraités doivent rester attentifs et informer leurs proches afin de prévenir toute tentative d’escroquerie.








