Mauvaise nouvelle pour les Français, les prix des assurances auto et habitation pourraient subir une nouvelle hausse. Après les pillages du 17 et du 24 octobre, le gouvernement veut mettre en place une taxe « émeutes », celle-ci se caractériserait par un nouveau prélèvement ayant pour but de financer certaines dépenses liées aux violences urbaines.
Selon les informations rapportées mercredi par Franceinfo , l’exécutif prépare une contribution supplémentaire de 0,8 % sur les contrats d’assurance. Dans le détail, cette incitative concernerait aussi bien les assurances automobiles que les assurances habitation. Ce n’est pas tout, car en plus des particuliers, les entreprises et les collectivités territoriales sont aussi visées..
Avec cette mesure, l’objectif est de dégager environ 400 millions d’euros pour alimenter un fonds d’indemnisation consacré aux dégâts provoqués par les émeutes. Ce dispositif viserait à répartir les coûts des réparations entre les assurés, les compagnies d’assurance et les pouvoirs publics.
Une taxe « émeutes » après les événements du 17 et 24 octobre
Cette initiative n’est pas le fruit du hasard, celle-ci a été pensée après les violences survenues les 17 et 24 octobre 2026. Selon CCI France, les dégradations dépasseraient un milliard d’euros. Durant ces événements, près de 3 000 commerces auraient été touchés, auxquels s’ajoutent des bâtiments vandalisés et du mobilier urbain détruit.
Le mécanisme envisagé prendrait la forme d’une surprime obligatoire. Pour un contrat d’assurance annuel de 500 euros, une hausse de 0,8 % représenterait environ 4 euros de plus par an, si ce taux était appliqué directement à la cotisation. La contribution pourrait entrer en application le 1er janvier 2027, sous réserve de la validation du dispositif par le Conseil d’État. Pour l’heure, l’initiative n’est pas encore actée.
Pourquoi faire payer les dégâts des émeutes à l’ensemble des assurés ?
L’idée d’une taxe « émeutes » remonte aux violences urbaines de juin 2023, survenues après la mort de Nahel à Nanterre. Face au coût des destructions, les assureurs et l’État avaient engagé une réflexion sur un financement collectif des indemnisations. Initialement, une contribution proche de 5 % avait été envisagée.
Face aux critiques, le taux présenté a été ramené à 0,8 %. Le système s’inspire du régime des catastrophes naturelles, appelé CatNat, financé par une surprime sur les contrats d’assurance concernés. Cette comparaison suscite néanmoins des réserves. Contrairement aux inondations ou aux sécheresses, les émeutes résultent d’actes humains.
Certains contestent donc le principe d’une participation financière imposée à des assurés qui ne sont pas responsables des dégradations. La question du pouvoir d’achat alimente également les critiques. Cette nouvelle charge interviendrait alors que les cotisations d’assurance constituent déjà une dépense récurrente pour les ménages et les professionnels. Le gouvernement défend, pour sa part, un mécanisme de solidarité destiné à répartir le financement des réparations.








