Le gouvernement autorise exceptionnellement les stations-service à vendre du gazole d’été jusqu’au 15 novembre. Une décision qui peut avoir des conséquences pour les automobilistes en cas de froid.
En temps normal, les distributeurs commercialisent du gazole de qualité été du 1er avril au 31 octobre. À partir du 1er novembre et jusqu’au 31 mars, ils doivent passer au gazole d’hiver, conçu pour mieux résister au froid. Mais cette année, le calendrier change exceptionnellement, rapporte Actu.fr.
Du gazole d’été autorisé jusqu’au 15 novembre
En effet, une décision du ministère de l’Économie, publiée au Journal officiel le 22 septembre dernier, autorise les distributeurs à continuer de vendre du gazole d’été jusqu’au 15 novembre. Cette mesure vise à répondre, à la fois, aux difficultés d’approvisionnement dues à la situation internationale au Moyen-Orient et aux problèmes rencontrés pour obtenir du gazole conforme aux spécifications hivernales.
Plus explicitement, le texte autorise la commercialisation d’un carburant dont la température limite de filtrabilité (TLF) peut atteindre 0 °C, alors que la limite prévue pour le gazole d’hiver est de -15 °C. Cette autorisation permettra également aux distributeurs d’écouler leurs stocks, bien qu’elle ne les oblige pas à vendre du gazole d’été. En effet, les stations peuvent proposer du carburant répondant déjà aux exigences hivernales.
Quel risque pour les voitures diesel en cas de froid ?
Il faut noter que la température limite de filtrabilité correspond au seuil auquel le gazole ne traverse plus correctement un filtre normalisé dans des conditions de test. Plus cette température est basse, mieux le carburant résiste au froid. La différence entre les deux qualités de diesel compte surtout lorsque le thermomètre chute.
Avec le gazole d’été, la paraffine naturellement présente dans le carburant peut former des cristaux pouvant boucher le filtre lorsque la température baisse. Le moteur peut, alors, avoir du mal à démarrer, perdre en puissance ou, dans certains cas, s’arrêter faute d’une alimentation suffisante en carburant.
Le risque est particulièrement à surveiller dans les zones montagneuses et lors des épisodes de gel. La décision gouvernementale prévoit d’ailleurs que les distributeurs informent les clients des risques liés à l’utilisation de ce gazole lorsque les températures peuvent passer sous 0 °C. Le texte leur fait également assumer la responsabilité des problèmes pouvant survenir pendant son utilisation.
Pour autant, cette dérogation ne signifie pas que toutes les voitures diesel rencontreront des difficultés en novembre. Le risque dépend notamment des températures réellement rencontrées et des caractéristiques du carburant utilisé. Les automobilistes circulant dans des régions exposées au gel doivent, néanmoins, rester attentifs aux prévisions météo.
En cas de froid annoncé, stationner le véhicule dans un garage ou un parking couvert peut limiter son exposition aux températures les plus basses, sans garantir l’absence de problème. Il est également préférable de respecter les recommandations du constructeur et de ne pas ajouter de produit antigel sans vérifier sa compatibilité avec le moteur.








