Alors que les prix des carburants en France atteignent des sommets, certains automobilistes cherchent à baisser la facture par tous les moyens. Pour se faire, de nombreux français n’hésitent plus à parcourir des centaines de kilomètres pour traverser la frontière et faire le plein chez nos voisins.
Pour les automobilistes vivant dans les Pyrénées-Orientales, franchir la frontière espagnole pour faire le plein est devenu une solution pour réduire leurs dépenses de carburant. Dans un reportage diffusé il y a quelques mois par France 3 Occitanie, plusieurs habitants de la région expliquaient profiter de leurs déplacements en Espagne pour faire les courses, mais aussi et surtout pour faire le plein en carburant.
« 1€99 à Perpignan contre 1€73 ici, c’est intéressant. Je fais le plein, ensuite je vais faire les courses au Perthus, puis je rentre chez moi ! », témoignait un automobiliste. Un autre conducteur évoquait également une différence de prix, « à Argelès-sur-Mer, le gasoil est à 2€14. Là il est à 1€95. Ça fait 20 centimes, donc c’est quand même intéressant », avait-il constaté. Ces témoignages illustrent les écarts qui peuvent exister entre les stations françaises et espagnoles.
Des économies qui dépendent de la distance à parcourir
Selon les tarifs rapportés par nos confrères de Presse-Citron, le sans-plomb 95 se vendrait autour de 1,77 euro le litre en Espagne, contre 1,89 euro pour le gazole. Cependant, il est utile de préciser que l’intérêt financier de passer la frontière dépend essentiellement de la distance à parcourir. Concrètement, avec une différence de 20 centimes par litre, un plein de 50 litres représente 10 euros d’économies brutes.
Avec un aller-retour qui nécessite de parcourir 40 kilomètres, une consommation de six litres aux 100 kilomètres est nécessaire. Au total, environ 2,4 litres seront utilisés. Au prix hypothétique de 1,89 euro le litre, cela représente 4,54 euros de carburant, laissant environ 5,46 euros d’économies, hors péages et usure du véhicule.
Plusieurs pays européens cherchent à réduire les prix des carburants
La hausse des prix à la pompe provoque également des réactions parmi les organisations professionnelles françaises. Dans un communiqué cité par la presse, la Fédération nationale de l’automobile (FNA) et l’association 40 millions d’automobilistes critiquent la fiscalité sur les carburants, qu’elles jugent trop lourde pour les ménages et les professionnels dépendant de leur véhicule.
Plusieurs gouvernements européens ont annoncé des réponses fiscales. Selon les informations rapportées, l’Espagne a adopté un plan énergétique de cinq milliards d’euros, comprenant une baisse de TVA susceptible de réduire les prix à la pompe. La Suède envisage une diminution temporaire des taxes, tandis que le Portugal prévoit un mécanisme d’ajustement fiscal en fonction de l’évolution des tarifs.
De son côté, l’Italie a également évoqué une réduction des taxes destinée à alléger la facture des automobilistes. Ces dispositifs, leurs montants et leurs dates d’application doivent être distingués des prix réellement pratiqués dans les stations-service.









