Mauvaise nouvelle pour les consommateurs : le lait et le riz pourraient voir leurs prix augmenter

Les prix du lait et du riz pourraient évoluer dans les prochains mois face aux tensions sur la production et au climat.

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Mauvaise nouvelle pour les consommateurs : le lait et le riz pourraient voir leurs prix augmenter. Crédit : Shutterstock | Econostrum.info

Les courses des Français risquent d’évoluer dans les prochains mois, et ce qui est attendu ne devrait pas enchanter les consommateurs. En effet, les prix du lait et du riz pourraient flamber, notamment à cause de la sécheresse et de la baisse de la production.

En France, la filière laitière traverse une période de négociations importantes entre éleveurs, coopératives et industriels. Les prix fixés lors de ces discussions serviront de référence pour les prochains échanges avec la grande distribution. Sur le marché mondial, le riz fait face à une situation différente mais avec une conséquence possible similaire pour les consommateurs. L’Inde, premier producteur et exportateur de riz au monde, prévoit une baisse de sa récolte, ce qui risque donc d’impacter l’approvisionnement mondial.

Les éleveurs laitiers sous pression

La filière lait française sortait pourtant d’une année 2025 dynamique, avec une collecte de 23,5 milliards de litres. Mais malgré cette production généreuse, les éleveurs constatent une dégradation de leurs revenus en 2026. En effet, le prix payé aux producteurs a reculé ces derniers mois, celui-ci atteignait 448 euros pour 1 000 litres en juillet 2026. Pourtant, ce dernier s’élevait à 496 euros en 2025, soit une différence de près de 50 euros pour 1 000 litres.

Le coût du carburant pour les engins agricoles, des emballages et de l’énergie utilisée dans les usines pèse également sur la production laitière. Pour ne rien arranger du tout, les négociations entre producteurs et industriels se déroulent dans un contexte tendu avec la grande distribution. En effet, plusieurs éleveurs dénoncent une pression sur les prix de vente. Ce n’est pas tout, la sécheresse complique encore la situation.

Les prairies produisent moins de fourrage, ce qui oblige certains agriculteurs à utiliser plus rapidement leurs stocks destinés à l’hiver. Au 10 septembre, la pousse cumulée des prairies était inférieure de 39 % à la moyenne observée entre 1989 et 2018. La Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) réclame une aide publique de 300 euros par vache ainsi qu’une revalorisation des prix payés aux producteurs. Pour les acteurs de la filière, une hausse de quelques centimes sur les produits laitiers pourrait donc être nécessaire afin de mieux rémunérer les éleveurs.

La production du riz indien en berne, risque d’envolée des prix

Le marché du riz est également sous surveillance. L’Inde, premier producteur et exportateur mondial, devrait connaître une baisse de production après plusieurs mois marqués par un manque de pluie. Selon des responsables du secteur cités par Reuters, il s’agirait de la première baisse de récolte depuis environ une décennie. Les précipitations enregistrées depuis le début de la mousson seraient inférieures de 15 % à la normale depuis le 1er juin.

Dans certains États indiens, le déficit atteint même 42 %, selon les données météorologiques locales. Cette situation affecte les cultures pendant une période déterminante pour le rendement des récoltes. Le président de l’Association des exportateurs de riz estime que la production pourrait reculer d’environ 10 millions de tonnes, soit une baisse proche de 6,5 % par rapport à 2025. Ce recul serait le plus important depuis la saison 2009-2010, déjà marquée par une sécheresse liée au phénomène El Niño.

Cette diminution pourrait peser sur les prix internationaux, car l’Inde occupe une place majeure dans les exportations mondiales de riz. Les marchés surveillent désormais l’évolution des récoltes et des conditions climatiques.

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