Carburants : Michel-Edouard Leclerc propose une mesure pour faire baisser les prix de 20 centimes par litre

Les prix des carburants restent sous pression, poussant les distributeurs à proposer des solutions pour limiter la hausse.

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Carburants : Michel-Edouard Leclerc propose une mesure pour faire baisser les prix de 20 centimes par litre. Crédit : Shutterstock | Econostrum.info

Face à la hausse des prix des carburants, Michel-Edouard Leclerc propose une mesure temporaire pour venir en aide aux automobilistes. En effet, Le président du comité stratégique des centres E.Leclerc appelle à suspendre le coût lié aux certificats d’économies d’énergie (CEE), une initiative qui ferait baisser les prix à la pompe.

Invité sur BFMTV/RMC, Michel-Edouard Leclerc estime que cette mesure pourrait permettre une baisse rapide des prix des carburants. Cependant, pour ce qui est d’un plafonnement des prix à la pompe, le dirigeant a clairement sa réticence. « Je ne pensais pas que ça irait si vite », a déclaré Michel-Edouard Leclerc, en évoquant la récente envolée des prix des carburants. Il qualifie cette hausse de « flambée artificielle » tout en reconnaissant qu’elle s’installe dans la durée. Selon lui, les prix pourraient bientôt se rapprocher du seuil de 2,50 euros par litre.

Les certificats d’économies d’énergie pour contre la hausse des prix des carburants

Michel-Edouard Leclerc estime que la suspension temporaire des CEE serait une solution rapide pour réduire les prix. « Il ne faut pas que ça dure mais il faudra revenir soit à une fiscalité flottante à la Jospin (le Premier ministre avait actionné ce levier de la TIPP flottante entre 2000 et 2002, NDLR) mais la mesure la plus simple, c’est de suspendre les 20 centimes qui financent les obligations de ceux qui vendent des carburants, c’est les certificats d’énergie ».

Pour rappel, les certificats d’économies d’énergie sont un dispositif créé par l’État pour financer des actions liées aux économies d’énergie. Les entreprises qui vendent de l’énergie, dont les distributeurs de carburants, doivent obtenir un certain volume de certificats en accompagnant des projets destinés à réduire la consommation énergétique. Pour financer ces obligations, les entreprises peuvent réaliser directement des actions ou acheter des certificats auprès d’autres acteurs. Ce coût est ensuite intégré dans leurs dépenses et peut être répercuté dans le prix des carburants.

Selon les professionnels du secteur, cette charge représente environ 17 à 20 centimes par litre. Cette proposition fait néanmoins débat. Dominique Schelcher, président-directeur général de la Coopérative U, rappelle que les CEE servent aussi à financer des projets liés à la transition énergétique. « financent justement l’électrification de la France (voitures électriques, panneaux photovoltaïques etc), donc est-ce que c’est la bonne solution ? C’est au gouvernement de décider », a-t-il déclaré sur LCI.

Des demandes d’aides élargies et des critiques envers les raffineurs

Michel-Edouard Leclerc estime également que les dispositifs d’aide doivent être étendus à davantage de professions touchées par la hausse des carburants. Selon lui, les mesures mises en place jusqu’à présent restent trop ciblées. « On a fait du sur-mesure mais il faudra des mesures collectives si ça dure trop longtemps », a-t-il expliqué.

Le dirigeant d’E.Leclerc critique aussi les marges réalisées par certains acteurs du secteur pétrolier, notamment les raffineurs. « Ils gagnent plus aujourd’hui que le prix du pétrole en raffinant le pétrole, ils sortent parfois des bénéfices sur raffinage de 100 dollars par baril, il y a un sujet. Mes adhérents, ça leur donne des boutons d’être convoqués à Bercy alors qu’on sait très bien qu’on a un centime de marge (sur les carburants) alors que les raffineurs ne sont pas convoqués ».

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