« On dirait du miel », « de la boue »… : un carburant contaminé distribué dans une station E.Leclerc

Une dizaine d’automobilistes ont vu leur voiture tomber en panne.

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Carburant
« On dirait du miel », « de la boue »... : un carburant contaminé distribué dans une station E.Leclerc - Crédit : Canva | Econostrum.info

Une dizaine d’automobilistes ont eu une très mauvaise surprise après avoir fait le plein de gasoil début août dans une station E.Leclerc située dans la zone du Privilège, à Périgueux, en Dordogne. Leurs véhicules sont tombés en panne dans les jours qui ont suivi, avec des dégâts mécaniques parfois très importants. L’enseigne explique qu’une infiltration d’eau dans une cuve, provoquée par des intempéries, a contaminé le carburant.

Les automobilistes concernés cherchent désormais à obtenir la prise en charge des réparations auprès du gestionnaire de la station, Petrolec Sud. Certaines factures ou estimations atteignent plusieurs milliers d’euros.

Un carburant devenu épais et brun

Ouest-France rapporte le cas de Karine, une des automobilistes concernés. Elle avait fait le plein de sa Citroën C3 le 6 août. Deux jours plus tard, sa voiture est tombée en panne alors qu’elle circulait. Chez le garagiste, le carburant extrait du véhicule présentait une apparence très inhabituelle.

« On dirait du miel. C’est le monsieur de la concession qui m’a dit qu’il n’avait en rien la couleur du carburant. Il est vraiment bizarre, il est très épais, marron, en plus il ne sent pas comme le gasoil », raconte-t-elle. Selon le concessionnaire, l’ensemble du système devait être remplacé. Le devis atteint 7 793 euros, une somme que l’automobiliste affirme ne pas être en mesure de payer.

Comme Karine, ils sont une dizaine d’automobilistes à rencontrer des problèmes mécaniques après avoir fait le plein de gazole dans cette station. Certains font état d’un carburant ressemblant à de la « boue » et « gluant » et parlent de la nécessité de la mise à disposition d’un « véhicule de prêt » par l’enseigne, en attendant les réparations. 

Il faut dire que certains véhicules tombés en panne après leur passage à la pompe nécessitent des réparations pouvant atteindre plusieurs milliers d’euros. Le devis le plus élevé évoqué s’élève à 7 793 euros, tandis que d’autres interventions sont estimées entre 4 000 et 6 000 euros, rapporte notamment Ouest-France.

Ces conducteurs doivent, désormais, faire vérifier leur véhicule et rassembler les documents permettant d’établir les circonstances de la panne, à commencer par les justificatifs du plein.

Le gestionnaire de la station, quant à lui, doit examiner les différents dossiers, afin de déterminer les modalités de prise en charge. La responsabilité financière des dommages et le montant des éventuelles indemnisations restent au cœur des démarches engagées par les automobilistes.

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