Il est électrocuté pendant son travail puis licencié : l’employeur est condamné à lui verser 37 000 euros

Un accident électrique sur un chantier a finalement coûté plus de 37 000 euros à l’employeur.

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Il est électrocuté pendant son travail puis licencié : l'employeur est condamné à lui verser 37 000 euros - Crédit : Shutterstock | Econostrum.info

Un plombier des Vosges a été licencié après avoir été victime d’un accident de travail. Son employeur lui reprochait de ne pas avoir suffisamment vérifié les lieux avant de travailler. Le salarié contestait cette décision et expliquait avoir suivi les consignes de sa hiérarchie.

L’affaire remonte au 27 août 2024, rapporte Actu.fr. Le professionnel intervenait alors sur une installation lorsqu’il a découpé un tuyau d’évacuation. Des câbles électriques étant dissimulés à l’intérieur, il a subi un choc électrique violent. L’accident l’a conduit à un arrêt de travail. Sauf que quelques semaines plus tard, son employeur le licencie pour « manquement aux règles de sécurité ».

Refusant cette décision, le salarié a saisi le conseil de prud’hommes d’Épinal, arguant que l’entreprise n’avait pas pris les précautions nécessaires avant son intervention.

Le salarié affirme avoir prévenu sa hiérarchie

Au cœur du dossier se trouve la question des responsabilités. Le plombier soutient qu’il ne pouvait pas savoir que des câbles électriques se trouvaient dans le tuyau qu’il devait découper. Aussi, il assure avoir prévenu son employeur juste après l’accident, avec plusieurs tentatives d’appels téléphoniques.

L’entreprise, quant à elle, a une autre version des faits. Elle reproche au salarié de ne pas avoir suffisamment analysé son environnement de travail avant de commencer l’intervention. Pour l'employeur, cette négligence constitue « une faute suffisamment importante pour justifier le licenciement ». 

Le conseil de prud’hommes d’Épinal a finalement donné raison au salarié sur son licenciement. Dans son jugement rendu le 10 juillet, il estime que « le licenciement est dépourvu de cause réelle et sérieuse ».

Les prud’hommes ont notamment retenu que le salarié ne pouvait pas savoir que des câbles électriques étaient cachés dans le tuyau. Ils ont aussi pris en compte le fait qu’il avait tenté de joindre sa hiérarchie le jour même de l’accident.

Plus de 37 000 euros versés par l'employeur

La décision prévoit plusieurs sommes au bénéfice du plombier. L’entreprise doit lui verser 37 121 euros d’indemnités, ainsi que 2 000 euros de frais de justice. Le jugement prévoit, également, le remboursement des indemnités de chômage versées au salarié, dans la limite de six mois.

La justice n’a, cependant, pas retenu toutes les demandes du plombier qui réclamait des dommages et intérêts pour « manquement de son employeur à son obligation de sécurité ». Et pour cause, le conseil de prud’hommes considère que l’entreprise ne pouvait pas non plus savoir que l’installation électrique n’était pas conforme. 

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