Stellantis rappelle (encore) près d’un million de véhicules : voici pourquoi

Stellantis rappelle près d’un million de véhicules. Problème détecté : l’affichage de l’image de la caméra de recul

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Stellantis rappelle encore près d'un million de véhicules : voici pourquoi - Crédit : REUTERS/Rebecca Cook | Econostrum.info

Stellantis lance une nouvelle campagne de rappel concernant environ 955 000 véhicules dans le monde. Plusieurs modèles récents de Chrysler, Dodge, Jeep et Ram sont concernés. Aucun accident ni blessé lié à ce défaut n’est connu par le constructeur à ce stade.

Le défaut se situe au niveau du système multimédia. Dans certaines circonstances, le logiciel peut empêcher l’image transmise par la caméra arrière de s’afficher correctement lorsque le conducteur effectue une manœuvre.

La campagne concerne principalement l’Amérique du Nord. Environ 848 000 véhicules se trouvent aux États-Unis, 83 000 au Canada et 8 000 au Mexique. Quelque 15 000 exemplaires supplémentaires sont présents sur d’autres marchés.

Stellantis prévoit une correction relativement simple : une mise à jour logicielle à distance, dite « over-the-air ». Les propriétaires concernés pourront ainsi bénéficier du correctif sans qu’une intervention mécanique lourde soit nécessaire.

Chrysler, Dodge, Jeep et Ram concernées

La campagne touche plusieurs véhicules des millésimes 2026 et 2027. Chez Chrysler, les Pacifica, Pacifica Plug-in Hybrid et Voyager figurent parmi les modèles identifiés.

La Dodge Charger est également concernée. La liste comprend plusieurs véhicules Jeep : Cherokee, Compass, Gladiator, Grand Cherokee, Grand Wagoneer et Wrangler. Des modèles commercialisés sous la marque Ram font aussi partie de la campagne.

Le groupe n’a signalé aucun accident ni aucune blessure en rapport avec ce problème. Le rappel relève donc d’une mesure destinée à corriger le défaut avant qu’il ne puisse avoir des conséquences lors d’une manœuvre.

Un précédent rappel de 1,16 million de véhicules

L’ampleur de l’opération attire d’autant plus l’attention que Stellantis a déjà été confronté à un problème comparable. En juin 2024, environ 1,16 million de véhicules avaient été rappelés en Amérique du Nord pour un dysfonctionnement susceptible, lui aussi, d'empêcher l’affichage de la caméra de recul.

La répétition de campagnes importantes intervient dans un contexte délicat pour le constructeur. En 2025, Stellantis a rappelé environ 13,4 millions de véhicules, contre 7,3 millions l’année précédente.

Deux campagnes avaient représenté à elles seules 5,6 millions d’unités. Elles concernaient notamment le moteur diesel 1,5 litre DV5R et le logiciel du système de diagnostic embarqué. D’autres opérations, dont celles liées aux airbags Takata, ont également pesé sur ce bilan.

La qualité représente un défi financier pour Stellantis

Les conséquences dépassent le traitement technique des véhicules. Au second semestre 2025, Stellantis a enregistré une charge d’environ 5,3 milliards d’euros liée à une révision des estimations concernant ses provisions pour garanties contractuelles.

Selon une analyse de Warranty Week citée par Euronews, les provisions pour garanties auraient atteint environ 11,65 milliards d’euros en 2025, soit 84 % de plus qu’en 2024. Les paiements effectifs liés aux demandes de garantie se seraient établis autour de 6,26 milliards d’euros. Ces provisions ne correspondent pas uniquement aux campagnes de rappel et ne constituent pas toutes des dépenses immédiates.

Un rappel techniquement simple, mais sensible pour l’image

Le coût direct de cette nouvelle opération pourrait rester contenu puisque le correctif peut être distribué numériquement. L’enjeu porte aussi sur la confiance des automobilistes après plusieurs campagnes de grande ampleur.

Stellantis affirme néanmoins observer des progrès. Depuis le début de 2025, les problèmes signalés pendant le premier mois d’utilisation auraient diminué de plus de 50 % en Amérique du Nord et de plus de 30 % en Europe élargie.

Le rappel de ces 955 000 véhicules devient ainsi un nouveau test pour le groupe : corriger rapidement le logiciel tout en démontrant que les difficultés de qualité rencontrées ces dernières années sont progressivement maîtrisées.

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