Les tarifs réglementés de l’électricité vont progresser en France à partir du 1er août. Le gouvernement a décidé de suivre la recommandation de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), avec une hausse moyenne estimée à 2,5 % pour les foyers concernés.
La nouvelle évolution des tarifs devrait entraîner une augmentation moyenne de la facture d’environ 26 euros TTC par an pour les clients concernés. La CRE estime que cette hausse correspond à une progression d’environ 5,98 euros par mégawattheure (MWh) toutes taxes comprises. Pour un foyer consommant en moyenne 4,5 MWh par an, soit la consommation moyenne observée en France, la facture annuelle passerait d’environ 1 046 euros à 1 072 euros TTC.
Cette évolution concerne les ménages ayant souscrit aux tarifs réglementés de vente de l’électricité (TRVE). Selon la CRE, ils représentaient 19,37 millions de clients résidentiels fin mars en France métropolitaine continentale.

Le coût des réseaux pèse sur l’évolution des tarifs
La hausse proposée par la CRE repose notamment sur l’évolution du tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (Turpe). Ce tarif finance l’entretien et le développement des réseaux électriques, qui constituent l’une des trois grandes composantes des tarifs réglementés. Les deux autres correspondent au coût d’approvisionnement en électricité et aux taxes.
Le ministère de l’Énergie explique que cette évolution doit notamment contribuer au financement des investissements nécessaires pour les capacités de production et l’entretien des infrastructures électriques. Cette décision intervient après plusieurs épisodes de forte chaleur qui ont mis en évidence l’importance de la continuité du réseau électrique face à une demande plus élevée.
Les tarifs réglementés d’électricité restent un choix parmi plusieurs offres
Les tarifs réglementés de vente de l’électricité coexistent avec les offres de marché proposées par différents fournisseurs depuis l’ouverture du secteur à la concurrence. La CRE précise que sa proposition a été transmise au Conseil supérieur de l’énergie pour avis avant son application. Le niveau des tarifs réglementés dépend donc de plusieurs éléments : les coûts de production, l’utilisation des réseaux, les taxes et les décisions prises par les pouvoirs publics.
Cette hausse intervient dans un contexte de changement du fonctionnement du marché français de l’électricité. Depuis le 1er janvier 2026, une nouvelle organisation est entrée en vigueur avec la fin du dispositif Arenh (Accès régulé à l’électricité nucléaire historique), qui encadrait une partie des prix de production nucléaire d’EDF.
Cette évolution modifie le cadre dans lequel sont fixés les tarifs de l’électricité. Les prochains mois permettront d’observer ses conséquences sur les prix proposés aux consommateurs et sur l’équilibre du marché énergétique français.








