Bonne nouvelle pour les automobilistes français : les prix des carburants poursuivent leur baisse et atteignent leur niveau le plus faible depuis les premières semaines du conflit au Moyen-Orient. Gazole et essence repassent sous des seuils symboliques, dans un contexte de détente partielle sur les marchés pétroliers internationaux.
Samedi, le SP95-E10, carburant le plus consommé en France, s’affichait à 1,894 euro le litre en moyenne, selon les données issues de plus de 7 600 stations-service. Il poursuit ainsi sa baisse progressive, après avoir été encore légèrement plus cher la veille. Le gazole suit la même tendance. Il est descendu à 1,895 euro le litre, contre 1,904 euro la veille. Longtemps plus cher que l’essence au cours des derniers mois, il retrouve désormais des niveaux proches de ces derniers.
Le SP98, carburant souvent utilisé pour les véhicules plus anciens ou haut de gamme, repasse également sous un seuil symbolique. Il s’affiche à 1,998 euro le litre, après avoir dépassé la barre des 2 euros ces dernières semaines. Ces chiffres, basés sur les relevés moyens nationaux, n’incluent pas la Corse ni les territoires d’outre-mer.
Une baisse continue des prix des carburants
Cette tendance baissière s’inscrit dans un mouvement engagé depuis la mi-juin. Les marchés pétroliers ont commencé à se détendre après les annonces politiques liées au conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran. Les perspectives d’un apaisement ont contribué à faire reculer les cours du brut, entraînant dans leur sillage les prix à la pompe.
Cependant, malgré cette baisse récente, les carburants restent encore plus chers qu’avant le début du conflit. Les niveaux actuels affichent environ 10 % de hausse par rapport à fin février, juste avant les premières tensions militaires.
Le pétrole reste sous influence géopolitique
Le marché pétrolier reste particulièrement sensible à l’évolution de la situation internationale. Les cours du brut continuent de fluctuer en fonction des annonces diplomatiques et des tensions persistantes au Moyen-Orient. Vendredi, le baril de Brent pour livraison en août a reculé de 4,33 % pour s’établir à 71,99 dollars. Le West Texas Intermediate (WTI) a également baissé de 3,74 %, à 69,23 dollars, indique Prixdubaril.
Ces niveaux se rapprochent de ceux observés avant le déclenchement du conflit, même si l’instabilité demeure. Si les automobilistes profitent actuellement d’un répit à la pompe, cette amélioration reste dépendante d’un équilibre fragile sur les marchés internationaux. Le pétrole continue d’évoluer au gré des tensions géopolitiques, rendant toute projection à moyen terme incertaine.
Les prochaines semaines seront donc déterminantes pour savoir si cette baisse des prix des carburants s’installe durablement ou si elle ne constitue qu’une accalmie temporaire.








