Les prix du fioul domestique repartent à la baisse ce 10 juin après les hausses enregistrées la veille. Toutefois, le recul des prix reste limité, mais il concerne l’ensemble des principales plateformes de référence.
Chez Fioulmarket, le prix moyen s’établit aujourd’hui à 1 572 euros pour 1 000 litres, contre 1 595 euros la veille, soit une baisse de 23 euros. Sur Fioulreduc, le tarif moyen atteint 1 568 euros pour 1 000 litres, en recul de 7 euros par rapport aux 1 575 euros enregistrés le 9 juin. Enfin, Prixfioul affiche un prix de 1 562 euros pour 1 000 litres, contre 1 566 euros lundi, soit un recul de 4 euros. Prixfioul demeure la plateforme la moins chère parmi les trois comparateurs.
Les régions avec le prix du fioul domestique le moins cher
Il faut noter que les écarts régionaux sont toujours particulièrement marqués pour le fioul domestique. La région la moins chère est la Franche-Comté, avec un prix moyen de 1 438 euros pour 1 000 litres. Viennent ensuite la Bretagne à 1 515 euros, l’Alsace à 1531, la Picardie à 1 532 euros, la Haute-Normandie à 1 533 euros et l’Île-de-France ainsi que la Lorraine à 1 541 et 1542 euros, selon la plateforme Fioulreduc.
À l’inverse, les tarifs les plus élevés sont observés en Auvergne à 1630 euros pour les 1000 litres . L’Aquitaine et le Midi-Pyrénées suivent de près, avec 1 626 euros pour 1 000 litres. La Basse-Normandie propose du fioul à 1 632 euros et le Limousin à 1 624 euros.

Le pétrole repart à la baisse
Malgré la reprise des hostilités entre Israël et l’Iran, les marchés pétroliers ne s’affolent pas autant qu’attendu. Selon les données du PrixduBaril.com, le Brent s’établit autour de 91,44 dollars le baril, tandis que le WTI américain évolue à 88,05 dollars. Les deux références effacent ainsi une partie des gains enregistrés y a deux jours, lorsque les tensions géopolitiques avaient brièvement propulsé les prix vers des niveaux proches de 96 à 97 dollars pour le Brent.
Cette détente relative s’explique par un élément clé : malgré les échanges de frappes et les inquiétudes autour du détroit d’Ormuz, aucune rupture majeure d’approvisionnement n’est constatée à ce stade. Les marchés restent donc partagés entre risque géopolitique élevé et absence de choc réel sur l’offre, ce qui limite les mouvements haussiers durables.
Les perspectives à court terme restent toutefois très incertaines. Plusieurs analyses estiment que, si les tensions persistent sans escalade majeure, le Brent pourrait évoluer dans une fourchette comprise entre 90 et 100 dollars le baril. En revanche, une dégradation du conflit ou une menace sur les routes stratégiques de transport pourrait rapidement raviver la pression haussière et pousser les prix au-delà des 100 dollars, voire davantage en cas de blocage partiel du détroit d’Ormuz. Un scénario qui risque de faire flamber les prix du fioul domestique.








