Le coût d’un séjour en EHPAD dépend de la région, du niveau de dépendance et du confort proposé. En moyenne, les tarifs mensuels varient entre 2 000 et 3 500 euros, incluant l’hébergement, les repas, l’entretien et la part liée à la dépendance, correspondant à l’aide pour les gestes du quotidien comme la toilette ou les déplacements.
Les soins médicaux sont généralement pris en charge par l’Assurance maladie. Dans de nombreux cas, ces dépenses dépassent les pensions des retraités, rendant nécessaire l’intervention d’aides publiques ou familiales. L’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) constitue le principal soutien financier pour les frais liés à la dépendance.
Elle s’adresse aux personnes de plus de 60 ans classées en GIR 1 à 4 et son montant dépend des revenus du résident. Les aides au logement, comprenant l’APL ou l’ALS selon le statut de l’EHPAD, peuvent réduire la part hébergement. Ces dispositifs ne se cumulent pas et sont attribués sous conditions de ressources.
L’Aide sociale à l’hébergement et la contribution de la famille aux frais de l’EHPAD
Lorsque les pensions et ces premières aides restent insuffisantes, l’Aide sociale à l’hébergement (ASH) peut intervenir. Versée par le département, elle couvre tout ou partie du reste à charge après déduction des revenus du résident et de la participation éventuelle de la famille. L’ASH concerne les personnes de plus de 65 ans, ou dès 60 ans en cas d’inaptitude au travail, vivant en France et accueillies dans un établissement habilité.
La famille peut également être sollicitée au titre de l’obligation alimentaire. Cette contribution légale, qui concerne les enfants ou parfois le conjoint, dépend des revenus et charges de chaque membre. Les petits-enfants ou les frères et sœurs ne sont pas automatiquement concernés. Une dispense peut être accordée selon la situation, par exemple en cas de manquements graves du parent ou suite à des décisions judiciaires.
Le patrimoine du senior peut aussi être mobilisé pour financer les frais. La vente ou la location du logement, l’assurance-vie ou certains placements permettent de générer des liquidités prises en compte dans le calcul des aides. Sur le plan fiscal, les dépenses engagées pour un séjour en EHPAD peuvent donner droit à une réduction d’impôt de 25 % dans la limite de 10 000 euros de dépenses annuelles, soit jusqu’à 2 500 euros. Les familles participant financièrement peuvent également déduire certaines sommes versées au titre de l’obligation alimentaire, sous conditions déclaratives.
Ces mécanismes permettent de répartir la charge financière entre le résident, la famille et les aides publiques, afin de couvrir les frais élevés liés à un séjour en établissement pour personnes âgées.








