Le service militaire, bien que supprimé en 1997, reste un facteur pris en compte pour le calcul des trimestres de retraite. Selon la durée du service et l’année de naissance, il est possible de valider jusqu’à quatre trimestres. Cependant, cette possibilité varie selon les générations.
Les générations nées avant 1970, appelées les « baby-boomers », pouvaient valider jusqu’à quatre trimestres en effectuant un service militaire complet. Ce dernier permettait de cumuler des trimestres, chaque période de 90 jours de service validant un trimestre.
Par conséquent, pour ceux ayant effectué une année de service, cela représentait un avantage considérable pour atteindre le taux plein de retraite. Cette disposition visait à valoriser le temps passé sous les drapeaux et à reconnaître l’engagement des appelés en tant que citoyens, avec un impact direct sur leurs droits à la retraite.
Réduction des trimestres de retraite pour cette génération
Avec la réforme de 1992, la durée du service national a été réduite à dix mois. Cette modification a limité le nombre de trimestres validables pour les générations nées après 1970. Ces appelés ne peuvent désormais valider que trois trimestres, même si la durée du service reste proche de 12 mois. Ce mois manquant n’est pas pris en compte, ce qui a suscité des critiques, notamment en raison de la faible solde perçue par ces jeunes appelés et de l’impossibilité de cumuler cette période avec un emploi rémunéré.
Les critiques se sont intensifiées au fil des années, certains parlementaires estimant que cette règle n’était pas équitable. Selon eux, la limitation à trois trimestres pénalise ceux qui ont servi leur pays tout en ayant une solde symbolique, et cela pourrait affecter leur pension de retraite future.
La question de la réforme de cette règle est régulièrement soulevée lors des débats parlementaires, avec des propositions visant à aligner les droits des générations passées et futures. Le ministère des Armées a indiqué que toute réforme en matière de service militaire et de retraite relève du ministère du Travail et des Solidarités, ce qui pourrait ouvrir la voie à une modification des règles en fonction des décisions politiques futures.
En outre, le président Emmanuel Macron a évoqué la possibilité d’un retour du service militaire volontaire en 2026. Cette mesure pourrait modifier les règles de validation des trimestres et de reconnaissance de l’engagement des jeunes citoyens pour leur retraite. Il faut dire que la question du service national revient au devant de la scène politique dans une conjoncture géopolitique liée à plusieurs conflits.








