Zones à faibles émissions (ZFE) : 500 000 personnes risquent de se retrouver au chômage à cause des restrictions

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Photo d'une autoroute encombrée, avec des véhicules alignés sur deux voies pour illustrer les ZFE
Zones à faibles émissions (ZFE) : 500 000 personnes risquent de se retrouver au chômage à cause des restrictions | Econostrum.info

Les Zones à Faibles Émissions (ZFE) ont un impact majeur sur les conducteurs en France, notamment ceux qui ne peuvent pas remplacer leur véhicule ancien. Selon la Ligue des Conducteurs, près de 500 000 personnes risquent de perdre leur emploi en raison de ces restrictions de circulation. Ces zones, en vigueur depuis janvier 2025, interdisent l’accès aux véhicules avec des vignettes Crit’Air 3 et plus.

Le but des ZFE est de réduire les émissions de polluants, en excluant les véhicules les plus polluants. Cependant, cette mesure crée une fracture sociale importante. En Île-de-France, par exemple, 490 000 véhicules sont désormais interdits d’accès dans la ZFE qui exclut les Crit’Air 3, 4 et 5, représentant environ 30% des véhicules dans cette zone. Cette situation se répète dans d’autres grandes villes comme Lyon, Grenoble et Toulouse.

Un risque de chômage pour près de 500 000 conducteurs en raison des ZFE

Pourtant, selon les calculs de la Ligue des Conducteurs, environ 63% des Français ne peuvent pas se permettre d’acheter un véhicule aux normes Crit’Air 1 ou 2. Cela signifie que 468 000 travailleurs, qui ne peuvent pas renouveler leur voiture, risquent de perdre leur emploi simplement parce qu’ils ne répondent pas aux critères de ces zones. L’association a également pointé que ce nombre pourrait être encore plus élevé si l’on prend en compte ceux qui s’autocensurent et ne postulent même pas dans les zones concernées.

L’un des principaux problèmes soulignés par la Ligue est la difficulté pour les travailleurs précaires, notamment les jeunes, les mères célibataires, ou encore ceux en intérim, de changer leur véhicule. Ces catégories de personnes sont souvent dans l’incapacité financière d’acheter une voiture récente, mais sont néanmoins contraints de se déplacer dans des zones soumises à ces restrictions. Cette situation pourrait conduire à une spirale de chômage pour un grand nombre de Français.

Les chiffres montrent également que 800 000 travailleurs, répartis sur différentes zones, sont également menacés par ces restrictions. L’impact de cette mesure est donc considérable, non seulement pour les conducteurs individuels, mais aussi pour l’économie en général. Il s’agit d’un véritable casse-tête pour ceux qui, faute de moyens, risquent de se retrouver sans solution de transport.

La Ligue des Conducteurs milite ainsi pour un report de ces ZFE de cinq ans, estimant que la transition écologique doit être inclusive et ne pas pénaliser les populations les plus vulnérables. L’association rappelle que l’amélioration de la qualité de l’air ne doit pas se faire au détriment des plus modestes et que des solutions alternatives doivent être mises en place avant d’imposer de telles restrictions.

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