À une semaine du vote de confiance, le Premier ministre François Bayrou demeure convaincu que sa politique est la meilleure pour la France. Malgré les nombreux partis politiques qui envisagent de voter contre, l’élu continue de croire qu’il réussira à convaincre tout le monde.
L’hôte de Matignon a confirmé sa position lors de plusieurs de ses apparitions, la plus récente datant du dimanche 31 août. L’interview a été diffusée sur quatre chaînes d’informations en continu : Cnews, Franceinfo, LCI et BFMTV. « La question, ce n’est pas le destin du Premier ministre ou le destin de François Bayrou ou du gouvernement, la question, c’est le destin de la France. Les jours qui vont venir sont cruciaux », a-t-il déclaré.
Il alerte, d’autre part, sur les conséquences de la censure du gouvernement. « Si le gouvernement tombe, ça veut dire qu’on changera de politique. On abandonnera une politique pour le moins vitale pour le pays, sans laquelle le pays se place en position extrême, pour en prendre une plus laxiste », a-t-il mis en garde.
Dans la suite de l’interview, le Premier ministre a souligné l’importance de rassembler les 44 milliards d’euros d’économies pour réduire le déficit public et permettre à la France de conserver la confiance des pays prêteurs. Questionné à propos de la lettre qu’il a reçue de la part de la cheffe de file du Rassemblement national Marine Le Pen, il confirme l’avoir reçue et ajoute : « J’ai l’intention de la rencontrer et je la rencontrerai la semaine prochaine ».
François Bayrou ouvert aux discussions sur la suppression des jours fériés
Dans la suite de l’interview, le Premier ministre a été interrogé sur la mesure la plus contestée de son plan budgétaire, qui est la suppression de deux jours fériés. « Cette mesure est tout à fait discutable. J’en avais envisagé d’autres, de passer de 35 à 36 heures par semaine », a-t-il déclaré, rapporte France Info.
Or, il explique que cette mesure ne serait pas juste envers les travailleurs, étant donné que ce n’est qu’à partir de 35h de travail que débute la comptabilisation des heures supplémentaires. Il se dit toutefois ouvert aux discussions à propos de la suppression d’un seul jour férié, « à condition qu’il y ait une condition impérative pour l’avenir du pays : qu’on considère qu’on ne peut pas ne rien faire ».
D’autre part, François Bayrou a rejeté les propositions du parti socialiste (PS), qu’il estime sans intérêt pour réduire la dette publique. Interrogé sur la taxe Zucman, il l’a décrite comme « une menace sur les investissements en France » et confia qu’il s’inquiète de voir les investisseurs les plus riches quitter le pays.








